Pékin a réagi lundi à la décision de la Cour suprême américaine invalidant une partie des droits de douane instaurés par Donald Trump en appelant Washington à renoncer à ces mesures commerciales unilatérales. La Chine suit de près la situation et se dit prête à défendre ses intérêts, alors qu’une visite de Trump en Chine est prévue fin mars.
- La Chine évalue l’impact de la décision de la Cour suprême américaine sur les droits de douane.
- Pékin demande aux États-Unis d’annuler les droits de douane unilatéraux imposés à ses partenaires commerciaux.
- Donald Trump se rendra en Chine du 31 mars au 2 avril, selon un responsable de la Maison Blanche.
Le ministère chinois du Commerce a déclaré avoir pris note de la décision de la Cour suprême, tout en soulignant qu’il évalue actuellement ses conséquences. Il a également exprimé sa préoccupation face aux potentielles mesures alternatives envisagées par les États-Unis, telles que des enquêtes commerciales, qui pourraient maintenir des droits de douane élevés.
La Chine, deuxième économie mondiale et partenaire commercial majeur des États-Unis, a été particulièrement touchée par la politique tarifaire agressive menée par Donald Trump après son retour à la Maison Blanche en janvier 2025. Les deux pays se sont livrés à une véritable guerre commerciale, marquée par des droits de douane et des restrictions diverses, avant de parvenir à une trêve fragile en octobre dernier.
La Cour suprême américaine a invalidé vendredi une grande partie des droits de douane imposés par Trump, estimant que l’« urgence économique » invoquée pour justifier l’absence d’approbation préalable du Congrès n’était pas suffisamment établie. Suite à cette décision, Donald Trump a décrété une nouvelle taxe douanière mondiale de 15 % (valeur originale conservée) qui doit entrer en vigueur le 24 février pour une durée de 150 jours, avec certaines exemptions sectorielles.
Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a déclaré s’attendre à ce que les accords commerciaux conclus avec la Chine, l’Union européenne et d’autres pays soient maintenus. Il a précisé que la visite de Donald Trump en Chine ne serait pas un terrain de confrontation commerciale, mais plutôt une occasion de « superviser l’accord » conclu avec Pékin.
Le ministère chinois du Commerce a réaffirmé que les droits de douane réciproques, les droits de douane sur le fentanyl et autres mesures unilatérales imposées par les États-Unis violent les règles économiques et commerciales internationales, ainsi que le droit américain, et ne servent les intérêts d’aucune des parties. Certaines taxes imposées par l’administration Trump à la Chine ont été justifiées par l’accusation portée à la Chine concernant le trafic de fentanyl, un analgésique opioïde puissant détourné à des fins illicites et responsable de nombreux décès aux États-Unis.
Le ministère chinois a conclu en réitérant son mantra officiel :
« La coopération entre la Chine et les États-Unis profite aux deux parties, la confrontation fait du tort aux deux parties. »
Ministère chinois du Commerce