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Perspectives des tarifs : cahoteuse ! Mais revenons à notre point de départ

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Les marchés financiers face à des vents contraires : l’Europe anticipe une hausse des taux, les États-Unis dans l’incertitude

Alors que la Banque Centrale Européenne (BCE) prépare le terrain pour une augmentation des taux d’intérêt à moyen terme dans la zone euro, les marchés américains font face à une série de données économiques contradictoires. L’incertitude règne quant à la trajectoire future de l’économie, laissant les investisseurs dans l’expectative.

L’Europe se dirige vers un resserrement monétaire

Dans la zone euro, la perspective d’une hausse des taux d’intérêt sur le marché monétaire se profile à mesure que les réserves bancaires diminuent. Frank Schnabel, membre du directoire de la BCE, a récemment éclairci la stratégie concernant l’avenir du bilan de la banque centrale. Cette évolution, attendue dans le cadre d’un plan plus large, pourrait se concrétiser dès la mi-2026, bien qu’une échéance plus tardive, vers la fin de 2027, soit également envisagée.

Cette transition vise à réorienter les banques vers les opérations de fourniture de liquidités de la BCE, notamment lorsque la réduction du portefeuille de politique monétaire viendra amoindrir les réserves du système. La BCE propose ces liquidités à un taux supérieur de 15 points de base au taux de dépôt, une option qui reste pour l’heure coûteuse pour les banques. Le calendrier précis de ce changement dépendra du niveau de réserves que les banques jugeront nécessaire de conserver.

Par ailleurs, l’assainissement structurel du portefeuille obligataire de la BCE, qui contribue actuellement à faire baisser le rendement des obligations à 10 ans d’environ 60 points de base selon les estimations de la BCE, pourrait prendre encore plus de temps. Il s’agirait d’une mesure introduite progressivement, potentiellement axée sur des titres à plus court terme.

Les États-Unis en proie à des signaux économiques mitigés

Pendant ce temps, aux États-Unis, les bons du Trésor sont secoués par des informations économiques contradictoires. Si la semaine a été globalement animée, le marché obligataire termine dans une position similaire à son point de départ, le rendement des titres à 10 ans oscillant autour de 4,1 %.

Les récentes données sur les licenciements, bien que représentant un pic à 175 000 en octobre, restent en deçà des chiffres observés en mars dernier (200 000) et durant une grande partie de 2022 et 2023. À l’époque, ces chiffres avaient alimenté les craintes d’une récession, finalement évitée en partie grâce à la capacité des personnes licenciées à retrouver rapidement un emploi. La question est désormais de savoir si cette dynamique se maintiendra face à des tensions économiques croissantes.

L’absence de données officielles sur l’emploi d’octobre, suite à la fermeture du gouvernement américain, rend l’interprétation plus complexe. Le rapport sur les créations d’emplois, qui aurait dû fournir une vision complète du marché du travail, sera manqué, tout comme l’indicateur sur le crédit à la consommation. Seul l’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan sera publié vendredi, avec des prévisions d’un chiffre légèrement inférieur à 53,6.

Un vendredi chargé pour les banques centrales

La journée de vendredi s’annonce chargée en interventions de banques centrales. Du côté de la BCE, Joachim Nagel et François Villeroy de Galhau sont attendus. L’économiste en chef de la Banque d’Angleterre (BoE), Huw Pill, s’exprimera après la réunion de jeudi de la BoE, qui rend selon certains analystes une baisse des taux en décembre plus probable. La Réserve Fédérale américaine (Fed) sera représentée par John Williams et Patrick Harker.

Les émissions d’obligations d’État restent limitées, avec une adjudication inversée facultative proposée par la Belgique.


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