Publié le 13 février 2026 à 05h02. Une famille de Pietrasanta a obtenu gain de cause après plus de quarante ans de lutte judiciaire, recevant une indemnisation de plus de 1,2 million d’euros pour les conséquences d’une transfusion sanguine contaminée survenue en 1976.
- La Cour d’appel de Florence a annulé un jugement précédent, reconnaissant la responsabilité du ministère de la Santé.
- L’origine du préjudice remonte à une hospitalisation en 1976 et à une transfusion sanguine qui a entraîné une infection par le virus de l’hépatite C.
- L’indemnisation versée à la famille dépasse 1,2 million d’euros, incluant les frais de justice.
C’est un soulagement après des décennies d’épreuves. La famille PE, originaire de Pietrasanta, a vu son combat couronné de succès grâce à une décision de la Cour d’appel de Florence. Le ministère de la Santé a été reconnu responsable des conséquences désastreuses d’une transfusion sanguine contaminée survenue en 1976, et a été condamné à verser à la famille une indemnisation totale de plus de 1,2 million d’euros (1 200 000 €).
L’histoire remonte au 3 janvier 1976, lorsque la mère de famille a été hospitalisée à l’ancien hôpital « Lucchesi » de Pietrasanta pour la prise en charge d’un abcès hépatique compliqué. Une intervention chirurgicale a été pratiquée, nécessitant de nombreuses transfusions sanguines. C’est lors de ces transfusions que la femme a contracté le virus de l’hépatite C (VHC), une infection qui allait profondément marquer sa vie et celle de sa famille.
Les premiers signes de maladie sont apparus entre 1990 et 1991, avec une augmentation progressive des transaminases, des enzymes hépatiques. Les examens ont finalement confirmé la présence du virus de l’hépatite C, révélant que l’infection était une conséquence directe des transfusions sanguines reçues en 1976. Une consultation à la clinique des maladies infectieuses de l’hôpital de Sienne en décembre 1991 a confirmé ce lien.
Au fil des années, l’état de la femme s’est détérioré. En 1999, un diagnostic d’hépatite chronique anti-VHC positive avec probable stéatose a été posé à l’hôpital de Pise. Des examens ultérieurs ont révélé la présence de signes d’hépatite chronique, puis de cirrhose du foie en 2013, et enfin de cirrhose avancée en 2014. En avril 2016, son état s’est aggravé, et elle a été admise à l’hôpital « Versilia » avec un diagnostic de cirrhose hépatique liée au VHC, compliquée d’une antécédente cholécystectomie. Le 21 septembre 2016, un examen au service hépatique de Pise a confirmé l’hépatite C chronique et a noté une légère obésité associée à de l’hypertension artérielle. Un mois plus tard, elle a été hospitalisée pour une cirrhose hépatique et une insuffisance rénale aiguë suite à une gastro-entérite.
Malheureusement, le 15 novembre 2016, la femme est décédée à l’hôpital « Versilia ». L’avocat Luca Giusti, qui a défendu la famille, souligne que la qualité de vie de la famille a été profondément affectée depuis la découverte du virus jusqu’au décès de la mère.
La famille avait initialement sollicité une indemnisation en juin 2017, et une première somme de 77 468,53 € leur avait été versée en mai 2018 par la commission médicale hospitalière de l’hôpital militaire de La Spezia. Cependant, la demande d’indemnisation pour préjudice a été rejetée en première instance par le tribunal de Florence. C’est la décision de la Cour d’appel, rendue le 2 février 2026 et présidée par Casla Santese, qui a finalement donné raison à la famille, condamnant le ministère de la Santé à verser une indemnisation totale dépassant 1,2 million d’euros, ainsi que 24 000 € supplémentaires pour les frais de justice.