Publié le 17 février 2024 14h38. Une étude nationale révèle un large soutien des Espagnols pour l’intégration des outils numériques dans la lutte contre le diabète, mais souligne un manque d’information préoccupant sur cette maladie qui touche plus de 4,7 millions de personnes dans le pays.
- Plus de 90 % des citoyens espagnols soutiennent l’utilisation de programmes numériques pour la prévention et le suivi du diabète.
- Seulement 14 % de la population se sent bien informée sur le diabète, et 75 % estiment que les informations disponibles sont insuffisantes.
- L’accès aux innovations en matière de santé doit être basé sur les besoins cliniques et non sur la région géographique, selon 90 % des personnes interrogées.
Le diabète représente un défi majeur de santé publique en Espagne, affectant plus de 4,7 millions de personnes et exerçant une pression croissante sur le système national de santé (SNS). Au-delà des difficultés liées au contrôle de la glycémie, les complications métaboliques associées au diabète sont étroitement liées aux maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité dans le pays et dans le monde.
La première étude nationale sur la perception sociale de l’intelligence artificielle (IA) et de la technologie appliquée au diabète, menée par la Chaire UdG-Dexcom en collaboration avec la Fédération espagnole du diabète (FEDE) et réalisée par Bartlett avec la méthodologie Cluster17, met en évidence un potentiel important pour l’évolution vers des modèles de soins plus numériques, préventifs et personnalisés.
Les Espagnols expriment clairement leur priorité pour la prévention plutôt que pour le simple traitement. Cependant, cette volonté se heurte à un déficit d’information significatif : seuls 14 % des personnes interrogées se considèrent bien informées sur le diabète, et 75 % estiment que les informations disponibles sont lacunaires. Ce constat renforce la nécessité de développer des approches plus préventives et personnalisées, s’appuyant sur des données probantes et des solutions facilitant une prise de décision éclairée.
Le soutien à l’intégration de la technologie dans la santé publique est massif, avec plus de 90 % des citoyens favorables à la mise en place de programmes numériques pour promouvoir des habitudes de vie saines. Cette demande souligne l’importance d’intégrer des solutions permettant d’anticiper les risques, de favoriser l’autonomie des patients et d’améliorer la prise en charge des maladies chroniques comme le diabète.
Les citoyens souhaitent une utilisation plus intelligente et personnalisée de la technologie dans le domaine du diabète, capable de s’adapter aux différents profils de patients et aux étapes de leur parcours de soins. Raquel García Gordon, directrice générale de Dexcom Ibérie, souligne :
« La technologie fait déjà partie du traitement du diabète et doit être avancée et personnalisable, ce qui implique de renouveler des solutions obsolètes ; une demande claire des citoyens et l’axe sur lequel travaille Dexcom. »
Pour Josep Vehi, professeur à l’Université de Gérone, chercheur associé à l’Institut de Recherche Biomédicale de Gérone et directeur de la Chaire UdG-Dexcom :
« Ce n’est que grâce à une collaboration étroite entre les institutions publiques et le secteur privé qu’il sera possible de développer et de mettre en œuvre des solutions innovantes d’intelligence artificielle qui répondent aux besoins réels des personnes atteintes de diabète. »
L’équité en matière d’accès aux soins, une priorité pour les Espagnols
Au-delà du soutien à l’innovation, l’étude met en évidence une condition essentielle : l’équité d’accès aux soins. Environ 9 Espagnols sur 10 estiment que l’accès aux technologies de la santé doit être basé sur les besoins cliniques et non sur la région géographique, une revendication qui transcende les clivages idéologiques.
Alfredo Ledesma, membre du conseil d’administration de la Fédération espagnole du diabète (FEDE), insiste sur le fait que
« L’intégration de la technologie dans le système public doit être adaptée aux besoins réels des personnes atteintes de diabète, en renforçant l’éducation sur le diabète et en évitant les modèles basés sur des prestataires uniques. »
Ces résultats seront présentés en amont de la Journée de l’expérience du diabète, qui se tiendra à Cordoue le samedi 21 février. Cet événement réunira des professionnels de santé, des patients, des décideurs politiques et des experts pour réfléchir aux défis actuels du diabète et aux opportunités offertes par l’innovation technologique et l’intelligence artificielle pour faire évoluer le modèle de soins vers une approche plus préventive, équitable et centrée sur la personne.
Pour une information plus responsable, consultez notre bibliothèque numérique de publications coresponsables.