Publié le 2025-11-01 07:28:00. Alors que l’hiver approche et que les journées raccourcissent, une baisse des niveaux de vitamine D préoccupe de plus en plus en Allemagne. Une récente étude révèle une augmentation significative des carences, dont les causes sont multiples et les conséquences potentiellement graves pour la santé.
- Une étude publiée dans Nature Communications indique que la proportion d’Allemands présentant des niveaux insuffisants de vitamine D est passée de 31 % avant la pandémie de COVID-19 à plus de 35 % pendant celle-ci.
- Les experts estiment que plus de 60 % des Allemands n’absorbent pas suffisamment de cette vitamine essentielle.
- Les carences les plus sévères, définies par des taux inférieurs à 30 nmol/l, touchent près de 15 % des adultes, selon l’Institut Robert Koch (RKI).
La vitamine D, surnommée « vitamine du soleil », est principalement produite par l’organisme lorsque la peau est exposée aux rayons UV-B du soleil. Cependant, plusieurs facteurs contribuent à cette carence croissante. La généralisation du télétravail et les confinements successifs ont réduit le temps passé à l’extérieur. De plus, la latitude de l’Allemagne, plus au nord, limite la production de vitamine D de mars à octobre, et les rayons UV-B sont souvent insuffisants pendant les mois d’hiver. L’apport alimentaire, quant à lui, est jugé insuffisant, la plupart des individus consommant seulement 2 à 4 microgrammes par jour, bien en deçà des 20 microgrammes recommandés.
Les conséquences d’un manque de vitamine D peuvent être multiples et sérieuses. Cette vitamine joue un rôle crucial dans le métabolisme musculaire, osseux, ainsi que dans la régulation du calcium et du phosphore. Chez les enfants, une carence peut entraîner une mauvaise minéralisation des os, les rendant mous et provoquant des maladies comme le rachitisme. Chez les adultes, les risques incluent la décalcification et le ramollissement osseux, une faiblesse musculaire, une susceptibilité accrue aux infections, des douleurs osseuses, de l’ostéomalacie et de l’ostéoporose.
Pour pallier une carence en vitamine D, une exposition solaire suffisante est recommandée. L’Office fédéral de radioprotection (BfS) suggère d’exposer le visage, les mains et les bras au soleil pendant environ douze minutes, deux à trois fois par semaine, sans application de crème solaire sur ces zones. Le dermatologue Jörg Reichrath souligne que les écrans solaires à indice élevé, comme un SPF 50, bloquent la production de vitamine D. Durant les mois les moins ensoleillés, la prise de suppléments de vitamine D peut être envisagée, mais un avis médical est nécessaire pour déterminer le dosage et le moment optimal de prise, car un surdosage peut également s’avérer nocif.