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Plus de la moitié des Allemands sont concernés

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Publié le 4 novembre 2025. Alors que l’hiver approche et que l’ensoleillement diminue, une étude révèle une augmentation significative des carences en vitamine D chez les Allemands, un phénomène exacerbé par la pandémie de COVID-19 et des modes de vie de plus en plus sédentaires.

  • Près de 35 % des Allemands souffrent d’un apport insuffisant en vitamine D, une proportion en hausse depuis la pandémie.
  • La production naturelle de vitamine D par le corps est fortement dépendante de l’exposition au soleil, limitée en Allemagne, surtout en hiver.
  • Les carences peuvent entraîner des problèmes de santé tels que la décalcification osseuse, la faiblesse musculaire et une sensibilité accrue aux infections.

La vitamine D, surnommée la « vitamine du soleil », est essentielle au bon fonctionnement de l’organisme. Sa production par la peau, sous l’action des rayons UV-B, est le principal moyen pour le corps d’en obtenir. Cependant, les conditions météorologiques en Allemagne, notamment durant les mois d’octobre à mars, ne permettent pas une synthèse suffisante. De plus, le recours croissant au télétravail et la tendance à passer moins de temps à l’extérieur contribuent à réduire l’exposition solaire, aggravant ainsi le déficit. L’apport par l’alimentation, généralement de 2 à 4 microgrammes par jour, est bien loin des 20 microgrammes recommandés, ne couvrant ainsi qu’une faible partie des besoins quotidiens.

Une évaluation publiée dans Nature Communications met en lumière l’évolution de cette carence. Avant la crise sanitaire, 31 % de la population allemande présentait des niveaux de vitamine D jugés insuffisants (en dessous de 20 µg/l, soit environ 50 nmol/l). Ce chiffre a grimpé à plus de 35 % pendant la pandémie. Il est à noter que la Société allemande de nutrition (DGE) considère que plus de 60 % des Allemands n’atteignent pas un apport suffisant. Une carence avérée, définie par des valeurs inférieures à 12 µg/l (ou 30 nmol/l), concerne selon l’Institut Robert Koch (RKI) un peu moins de 15 % des adultes.

Les conséquences d’un manque de vitamine D peuvent être multiples et sérieuses. Chez les enfants, cela peut entraîner une minéralisation osseuse insuffisante, conduisant à des maladies comme le rachitisme. Chez les adultes, les risques incluent la décalcification et le ramollissement des os, une faiblesse musculaire, une diminution de la force, des douleurs osseuses, et un risque accru d’ostéomalacie et d’ostéoporose. De plus, une carence peut rendre l’organisme plus vulnérable aux infections.

Pour corriger une telle carence, l’exposition solaire reste la méthode privilégiée. Le Bureau fédéral de radioprotection (BfS) suggère une exposition du visage, des mains et des bras pendant une douzaine de minutes, deux à trois fois par semaine. Il est crucial de ne pas appliquer de crème solaire lors de ces expositions, car celle-ci bloque une grande partie des rayons UV-B nécessaires à la production de vitamine D. Un indice de protection solaire élevé, comme un SPF 50, peut empêcher quasi totalement cette synthèse. Lorsque l’exposition solaire est insuffisante, particulièrement en hiver, la prise de compléments alimentaires de vitamine D peut être recommandée par le RKI. Cependant, le dosage et le moment de la prise sont essentiels, un surdosage pouvant également s’avérer nocif pour l’organisme.

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