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Polonais détenus par Israël sur Gaza Flotilla refuse la déportation et une frappe à la faim

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Publié le 6 octobre 2025, 14:44. Trois citoyens polonais détenus par Israël suite à leur participation à une flottille humanitaire à destination de Gaza ont refusé la déportation volontaire, mais leur retour en Pologne est imminent. L’une des militantes en détention a entamé une grève de la faim.

  • Trois Polonais détenus suite à leur participation à la Global Sumud Flotilla ont refusé de signer des documents d’expulsion.
  • L’une des militantes, Nina Ptak, a entamé une grève de la faim pour protester contre le traitement des détenus palestiniens.
  • Israël a arrêté plus de 470 personnes et saisi 42 bateaux dans le cadre de cette flottille.

Le ministère polonais des Affaires étrangères a annoncé que trois citoyens polonais, parmi les militants arrêtés par les forces israéliennes lors de la Global Sumud Flotilla (GSF) destinée à acheminer de l’aide à Gaza, ont refusé la déportation volontaire. Ces derniers devraient néanmoins « retourner dans leur pays d’origine dans les prochains jours », a indiqué le ministère, citant une rencontre entre un consul polonais et les détenus.

La semaine dernière, Israël a interpellé plus de 470 personnes issues de 47 pays et saisi 42 embarcations participant à la GSF. L’objectif de cette flottille était de tenter de briser le blocus imposé par Israël au territoire palestinien et de fournir une aide humanitaire.

Au sein des personnes interpellées figuraient plusieurs ressortissants polonais, dont Franciszek Sterzewski, un député, Nina Ptak, responsable de l’ONG Nomada soutenant réfugiés et migrants, et Omar Faris, un Palestinien disposant de la citoyenneté polonaise. La journaliste Ewa Jasiewicz, également d’origine polonaise et détentrice de la nationalité britannique, a quant à elle été transférée en Turquie dans le cadre des expulsions en cours.

Selon le ministère, les trois citoyens polonais ont été trouvés « sains et saufs » et ont bénéficié d’une assistance juridique et médicale. Cependant, ils ont refusé de signer les documents permettant leur expulsion, préférant attendre un éventuel procès devant un tribunal israélien. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, a réitéré sur les réseaux sociaux l’appel à respecter les consignes du ministère, qui avait qualifié la flottille d’« exercice de propagande » plutôt que de mission humanitaire.

Parallèlement, la branche polonaise du Mouvement mondial vers Gaza a rapporté que Nina Ptak a débuté une grève de la faim dans la prison de Ktzi’ot, qualifiée par l’organisation d’« infâme pour l’usage de la torture et des violences sexuelles ». Cette action vise à protester « contre le génocide et l’enlèvement illégal depuis les eaux internationales » et se fait « en solidarité avec les Palestiniens illégalement emprisonnés et torturés dans la même prison ».

Cette même organisation a critiqué le gouvernement polonais pour son manque de réaction face aux propos du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, qui avait qualifié les détenus de « terroristes ». Le mouvement exige des « sanctions, un embargo, et que les gouvernements fassent tout ce qui est en leur pouvoir, pas seulement « l’assistance consulaire » ».

Parmi les autres personnes détenues figurait la militante écologiste suédoise Greta Thunberg, qui a dénoncé des mauvais traitements lors de son arrestation, notamment un manque de nourriture et d’eau potable, la présence de punaises de lit et avoir été forcée de poser pour des photographies avec des drapeaux israéliens. Elle devait être parmi les dizaines de militants expulsés d’Israël vers leurs pays d’origine.

Ce week-end, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs capitales européennes, y compris dans de grandes villes polonaises, pour dénoncer l’interception de la flottille et exiger des mesures de la part des gouvernements.

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