Publié le 25 février 2026. Après plus de six ans, la confiance des consommateurs chiliens affiche un regain d’optimisme, atteignant un niveau jamais vu depuis juillet 2019, selon les données récentes d’Ipsos.
La confiance des consommateurs chiliens a augmenté de 0,9 point en février, atteignant 50,3 points. Ce score marque un équilibre entre les perceptions positives et négatives, avec une légère prédominance de l’optimisme. C’est la première fois depuis juillet 2019 que le Chili enregistre un tel niveau de confiance.
Dans le classement mondial établi par Ipsos, le Chili occupe la 14e place parmi 30 économies mesurées, et se positionne au quatrième rang en Amérique latine, derrière la Colombie (54,8 points), le Mexique (53,3 points) et le Brésil (52,7 points).
Le résultat actuel représente une amélioration de 4,9 points par rapport à l’année précédente, plaçant le Chili parmi les pays affichant les plus fortes hausses de confiance des consommateurs sur un an, aux côtés d’Israël (+6,6 points), de la Hongrie (+5,5 points), de la Colombie (+5,4 points) et de la Corée du Sud (+4,9 points).
Ipsos souligne également que l’humeur des consommateurs chiliens est en hausse pour le quatrième mois consécutif, une dynamique qui n’avait pas été observée depuis novembre 2020. Toutefois, ces augmentations restent modestes.
Nicolás Fritis, Country Manager d’Ipsos, a commenté ce résultat avec prudence :
« Le Chili traverse une période de transition, une sorte d’amour d’été, si vous voulez. »
Nicolás Fritis, Country Manager d’Ipsos
Il a expliqué que ce rebond est en partie alimenté par une meilleure perspective, plutôt que par une amélioration tangible de la situation actuelle.
Le rapport d’Ipsos révèle également que les Chiliens se montrent plus confiants quant à la stabilité de l’emploi, estimant qu’ils ou leurs proches ont moins de risques de perdre leur emploi dans les mois à venir.
En février 2025, 1 % de la population chilienne détenait toujours près de 40 % des richesses nationales, selon des données citées dans un article du Monde diplomatique, qui analyse les conséquences de l’« estallido social » de 2019.