Un médecin reconnu pour son franc-parler sur la santé mentale révèle publiquement qu’il prend un antidépresseur depuis plus de dix ans, brisant un tabou persistant au sein de la profession médicale. Cette confession, inattendue de la part d’un défenseur de la transparence, soulève des questions sur la stigmatisation des traitements psychiatriques chez les soignants.
Le Dr Michael F. Myers explique qu’il prend une dose stable de Bupropion (Wellbutrin) depuis treize ans. Il souligne l’ironie de la situation : « Voici la vérité : je prends une dose stable de Wellbutrin depuis treize ans, et bien que je sois un fervent défenseur de la divulgation de soi et de la santé mentale, je n’ai jamais dit cela à voix haute. »
Il admet avoir toujours été ouvert sur sa santé mentale en général, mais avoir systématiquement omis de mentionner qu’il consultait un psychiatre et prenait des médicaments. Il décrit cette réticence comme une limite auto-imposée, parfois inconsciente, qu’il franchit désormais.
Cette prise de position intervient dans un contexte où la santé mentale des professionnels de la santé est de plus en plus reconnue comme un enjeu crucial. Le Dr Jessi Gold, responsable du bien-être du système de l’Université du Tennessee (UT) et professeur agrégé de psychiatrie à l’Université des sciences de la santé du Tennessee, travaille notamment sur ce sujet.