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« Poutine est un esclave de la guerre » – DiePresse.com

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Publié le 14 février 2026 à 17h38. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lancé un appel pressant à l’aide militaire et à une adhésion rapide à l’Union européenne lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, dénonçant un Vladimir Poutine déconnecté de la réalité et soulignant l’urgence d’une réponse occidentale plus forte.

  • Zelensky accuse Poutine de vivre dans un passé idéalisé et de considérer la guerre comme une fin en soi.
  • Le secrétaire général de l’OTAN, Marc Rutte, insiste sur la nécessité d’augmenter la pression sur la Russie et souligne l’importance du soutien américain, tout en appelant à une plus grande autonomie européenne en matière de sécurité.
  • Zelensky réaffirme la volonté de l’Ukraine de négocier la paix, mais exige des garanties de sécurité solides et une date contraignante pour son adhésion à l’UE.

S’exprimant pour la cinquième fois lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, Volodymyr Zelensky a dressé un tableau sombre de la situation en Ukraine, où, selon lui, aucune centrale électrique n’a été épargnée par les bombardements depuis le début de l’invasion. Il a mis en évidence la rapidité des avancées technologiques en matière d’armement, notamment en ce qui concerne les drones iraniens, soulignant que les décisions politiques peinent à suivre le rythme de l’évolution du conflit.

Le président ukrainien a dépeint Vladimir Poutine comme un dirigeant coupé des réalités contemporaines, davantage préoccupé par les conquêtes territoriales des tsars Pierre le Grand et Catherine la Grande que par les préoccupations de la population actuelle. « Poutine consulte davantage le tsar Pierre le Grand et Catherine la Grande sur les gains territoriaux qu’avec n’importe quelle personne vivante sur la vie réelle. Il n’est pas un dirigeant, il est un esclave de guerre », a-t-il déclaré avec virulence.

Lors d’une table ronde qui a suivi, le secrétaire général de l’OTAN, Marc Rutte, a insisté sur la nécessité de maintenir une pression économique forte sur la Russie. Il a exprimé son inquiétude face à la disposition de Moscou à sacrifier des vies humaines, évoquant la perte de 65 000 soldats russes (en décembre 2025 et janvier 2026, selon ses estimations). « Si un dictateur à Moscou est prêt à sacrifier 65 000 membres de son propre peuple, alors nous sommes confrontés à un comportement insensé à tous les niveaux », a-t-il affirmé. Tout en écartant les spéculations sur un éventuel retrait des États-Unis de l’OTAN, Rutte a plaidé pour une plus grande autonomie européenne en matière de défense.

« Si vous pensez que nous pouvons gérer notre sécurité sans les Etats-Unis, alors vous rêvez. »

Marc Rutte

Secrétaire général de l’OTAN

Interrogé sur la possibilité d’organiser des élections en Ukraine, Zelensky a répondu avec pragmatisme, soulignant qu’il était impossible de garantir la sécurité des électeurs dans un contexte de bombardements incessants. « Donnez-nous deux mois de cessez-le-feu et nous organiserons des élections. Nous ne sommes pas le Terminator, nous sommes le peuple », a-t-il déclaré. Il a réaffirmé la volonté de l’Ukraine de négocier la paix, mais a insisté sur la nécessité de garanties de sécurité fiables.

Zelensky a également appelé à fixer une date contraignante pour l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, dénonçant une stratégie à long terme de Moscou visant à maintenir le pays dans une situation d’attente permanente. Il a souligné l’importance de l’Ukraine en tant que rempart contre l’agression russe, affirmant que « Notre mur de drones est votre mur de drones ». S’adressant directement aux États-Unis, il a lancé un appel à une aide plus conséquente : « Vous ne pouvez pas sauver des vies en disant simplement ‘merci’. Les États-Unis doivent simplement rendre l’Ukraine plus forte que la Russie. »

Le colonel de l’armée autrichienne Markus Reisner, présent à Munich, a souligné, dans une déclaration au ZDF, le décalage entre les discours diplomatiques et la réalité militaire. « Les applaudissements frénétiques qui ont éclaté à maintes reprises pendant le discours sont bien sûr remarquables, mais ils ne sauveront pas l’Ukraine car elle a besoin de matériel, notamment de missiles », a-t-il déclaré. Il a critiqué le manque de capacité européenne à produire des systèmes de défense comparables au système américain Patriot, estimant que la production annuelle européenne ne suffirait à repousser les attaques russes qu’un seul mois de combats intenses (environ 150 missiles).

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