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Poutine ne peut pas répondre à Tomahawki pour l’Ukraine: l’oppositioniste

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Publié le 2025-10-05 11:03:00. La Russie de Vladimir Poutine est dépeinte comme un « tigre de papier » par l’opposition russe, incapable d’une victoire éclair en Ukraine et dont l’arsenal de menaces s’épuise, forçant Moscou à recourir à des méthodes hybrides pour impressionner l’OTAN.

  • L’échec de la « blitzkrieg » en Ukraine a révélé les faiblesses de l’armée russe, qualifiée de « deuxième armée du monde ».
  • La Russie utilise des opérations hybrides, incluant des attaques de drones, pour exercer une pression psychologique, recueillir des renseignements et tester la résilience de l’OTAN.
  • L’opposition russe Olga Kournosova estime que la Russie a peu d’options restantes pour effrayer les alliés de l’Ukraine, les menaces nucléaires s’étant estompées.

Dans une interview exclusive accordée à Oboz.ua, l’opposante russe Olga Kournosova a analysé les récentes déclarations de Vladimir Poutine, notamment celles faites lors du Valdai Club en réponse aux propos de Donald Trump qualifiant la Russie de « tigre de papier ». Poutine avait rétorqué : « Si nous nous battons avec toute l’unité de l’OTAN et avançons ainsi, avec confiance – et que c’est un tigre de papier, alors qu’est-ce que l’OTAN elle-même ? ». Pour Kournosova, cette réponse confirme une confrontation directe avec le bloc de l’Atlantique Nord, initialement visé par l’ultimatum russe avant l’invasion de l’Ukraine, qui demandait un retour aux frontières de 1997.

Selon l’analyste, l’échec d’une victoire rapide en Ukraine, que Poutine espérait similaire au Blitzkrieg d’Hitler lors de son attaque contre l’Union soviétique, a contraint Moscou à adapter sa stratégie. La Russie déploie désormais des méthodes hybrides pour tenter d’impressionner l’OTAN. Les récentes attaques de drones sur des villes européennes, comme Munich le 2 octobre, sont perçues comme une tactique multidimensionnelle : pression psychologique, collecte d’informations et évaluation de la capacité de réaction de l’Alliance. Olga Kournosova souligne que l’OTAN semble peiner à trouver des réponses efficaces face à ces défis.

Elle note que ces drones ne proviennent probablement pas directement de Russie, mais sont lancés depuis des navires, potentiellement des navires de la « flotte fantôme » russe, ou par des agents russes infiltrés en Europe. Elle cite l’exemple de l’arraisonnement d’un pétrolier russe par la marine française comme une réponse significative. La difficulté à prouver l’origine russe de ces drones, même pour les médias allemands qui restent prudents, souligne la complexité de ces opérations hybrides, menées par des réseaux d’agents bien établis.

Concernant la menace de nouvelles escalades suite à la fourniture de missiles américains à l’Ukraine, Olga Kournosova estime que le Kremlin a épuisé son arsenal de menaces crédibles. Les spéculations autour d’armes nucléaires se sont calmées, et les actions russes se limitent désormais à des bombardements répétés sur des infrastructures civiles en Ukraine. Elle suggère que Poutine cherche par ailleurs à maintenir de bonnes relations avec Donald Trump, comme en témoigne sa tentative de flatter l’ancien président américain.

Les déclarations de Poutine lors du forum du Valdaï sont qualifiées de rhétorique habituelle, sans nouvelles nuances majeures. L’opposition russe anticipe que Vladimir Poutine maintiendra sa ligne dure vis-à-vis de l’Ukraine et de l’OTAN, confirmant ainsi la perception qu’il est le principal instigateur du conflit.

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