Publié le 2024-10-30 19:14:00. À l’occasion du premier anniversaire de la tragique dana qui a dévasté la province de Valence et causé la mort de 229 personnes, le leader de Compromís, Joan Baldoví, a vivement critiqué la déclaration institutionnelle du président de la Generalitat, Carlos Mazón, la qualifiant d' »infâme » et d' »insulte aux victimes ».
- Baldoví attend de Mazón l’annonce de sa démission plutôt qu’une déclaration institutionnelle.
- Il estime que le message du président de la Generalitat est une nouvelle humiliation pour les victimes et que les applaudissements de son gouvernement témoignent d’un manque d’humanité.
- Compromís reproche au président d’avoir ignoré les appels de la ministre des Urgences durant les heures les plus critiques de la catastrophe.
Joan Baldoví, administrateur de Compromís aux Corts Valencianes, a jugé « tristement célèbre » la déclaration institutionnelle prononcée par le président de la Generalitat, Carlos Mazón, ce mercredi. Cette allocution intervenait dans le cadre du premier anniversaire de la dana du 29 octobre 2024, un événement météorologique dévastateur qui a particulièrement touché la province de Valence, entraînant la perte de 229 vies.
« La seule déclaration institutionnelle de Mazón que nous, Valenciens, attendons, est l’annonce de sa démission immédiate. »
Joan Baldoví, administrateur de Compromís aux Corts Valencianes
Selon M. Baldoví, le discours du chef du Consell (gouvernement valencien) a constitué « une nouvelle insulte aux victimes dans un jour aussi douloureux » pour elles que le 29 octobre. Il a également qualifié les applaudissements de son gouvernement de « moquerie », démontrant leur « manque d’humanité ». « Infâme », a martelé le représentant de Compromís.
La coalition valencienne a retracé le déroulement des événements ce jour-là, soulignant des moments clés comme les premiers sauvetages dans la Ribera à 10h23, l’absence d’annulation de l’ordre du jour du président Mazón qui s’est rendu à une cérémonie de remise de prix à 10h45, le débordement du ravin de Poyo à Chiva à 11h30, et l’alerte hydrologique décrétée par les urgences à 12h20 dans plusieurs communes, privant certaines d’électricité et de couverture réseau.
Dans ce contexte, Compromís a mis en exergue le fait que le chef du Consell aurait ignoré plusieurs appels de la ministre des Urgences, Salomé Pradas, passés à 12h52, 16h29 et durant les heures les plus tragiques de la journée, entre 18h30 et 19h43. Les deux responsables n’auraient finalement échangé que vers 20h10, une minute avant l’envoi de l’alerte officielle.