Publié le 18 octobre 2025. Un cardiologue américain tire la sonnette d’alarme sur les effets dévastateurs du sucre sur la santé, le comparant au foie gras et aux maladies liées à l’alcool. Des recherches récentes suggèrent que les fibres alimentaires pourraient constituer une parade efficace.
Le Dr Pradip Jamnadas, cardiologue basé aux États-Unis et directeur médical d’Interventions Cardiovasculaires en Floride centrale, a lancé un avertissementK. Il souligne que les boissons sucrées, tout comme l’alcool, peuvent entraîner une accumulation de graisse dans le foie et aggraver l’obésité ainsi que les maladies associées. « Il y a très peu de différence entre une boisson sucrée et de l’alcool », a-t-il déclaré, expliquant que cette consommation peut mener à la stéatose hépatique, plus connue sous le nom de foie gras.
Selon le Dr Jamnadas, le sucre ne se contente pas de stocker des graisses dans le foie ; il s’accumule également dans les organes internes et dans tout le corps. Il met en garde contre les conséquences à long terme, affirmant que les enfants exposés à une consommation excessive de sucre développeront probablement du diabète autour de 35 à 40 ans. Son expérience de plusieurs décennies en cardiologie interventionnelle et son enseignement dans des universités de Floride viennent appuyer ses propos sur l’impact du sucre sur la santé métabolique.
Le sucre, un danger sous-estimé
Alors que les dommages au foie sont généralement associés à l’alcool, le Dr Jamnadas insiste sur le fait que le sucre, particulièrement sous forme liquide, provoque un stress hépatique et des altérations métaboliques similaires. Les analyses, y compris les biopsies, ne permettent pas de distinguer un foie affecté par des boissons sucrées d’un foie endommagé par l’alcool. Le cardiologue met en garde contre le fait qu’une consommation même modérée de sucre peut ouvrir la voie au diabète, à l’obésité et aux maladies cardiovasculaires.
Les fibres, un rempart protecteur
Parallèlement, des recherches menées à l’Université de Californie à Irvine (UCI) apportent un éclairage sur une potentielle parade. Des chercheurs de l’École de médecine de l’UCI ont identifié l’inuline, un type de fibre alimentaire présent notamment dans les oignons, l’ail et les artichauts, comme un allié précieux. Ce composé aide les bactéries intestinales à métaboliser le fructose avant qu’il n’atteigne le foie.
Le Dr Cholsoon Jang, chercheur principal de l’étude, explique que des microbes intestinaux bien nourris peuvent neutraliser le fructose alimentaire nocif, empêchant ainsi l’accumulation de graisse hépatique et réduisant le risque de stéatose hépatique. Cette connexion intestin-foie est essentielle : l’inuline protège le foie et pourrait même inverser les premiers signes de stéatose en renforçant les capacités antioxydantes de l’organisme.
« Les dommages métaboliques ne touchent pas uniquement les personnes en surpoids », souligne le Dr Jang, précisant que même des individus en bonne santé apparente peuvent souffrir d’un stress hépatique induit par le sucre si leur flore intestinale n’est pas adéquatement préparée.
Intégrer les fibres à son alimentation pour une meilleure santé
Les conclusions sont claires : augmenter son apport en fibres alimentaires représente une stratégie simple et efficace pour améliorer sa santé métabolique. Des légumes courants comme les oignons, l’ail et les artichauts pourraient bien devenir des alliés inattendus dans la lutte contre les méfaits du sucre sur le foie et le métabolisme.
L’avertissement du Dr Jamnadas et les découvertes de l’UCI convergent : les boissons sucrées ne sont pas anodines et peuvent avoir des conséquences graves et durables sur la santé, à l’instar de l’alcool. Si la modération reste de mise, combiner une réduction de la consommation de sucre avec l’intégration d’aliments riches en fibres pourrait être le moyen le plus accessible et immédiat de protéger son foie, son cœur et sa santé métabolique globale. Comme le rappelle le Dr Jamnadas : « Le sucre, ce ne sont pas que des calories vides : c’est un danger pour la santé. » Grâce à des approches scientifiques comme la supplémentation en fibres et la limitation des boissons sucrées, chacun peut prendre des mesures proactives pour prévenir des troubles métaboliques sévères.