Publié le 25 février 2026. Les États-Unis ont renforcé considérablement leur présence militaire au Moyen-Orient et en Europe, déployant plus de 150 appareils en réponse à l’impasse des négociations nucléaires avec l’Iran et aux tensions croissantes dans la région.
Washington a augmenté ses forces dans la région à un niveau comparable à celui qui précédait la guerre en Irak en 2003, selon des données de suivi des vols et des images satellite examinées par le Washington Post. Ce déploiement massif intervient alors que le président américain Donald Trump exerce une pression accrue sur Téhéran concernant son programme nucléaire.
L’ancien secrétaire adjoint américain à la Défense pour le Moyen-Orient, Dana Stroul, a estimé que cette concentration de forces permet à l’armée américaine d’envisager un large éventail d’options.
« Le niveau massif de force rassemblé signifie que l’armée américaine peut mettre en œuvre tout ce que Trump décide, depuis des campagnes soutenues et très cinétiques jusqu’à des attaques plus ciblées et limitées »
Dana Stroul, ancien secrétaire adjoint américain à la Défense pour le Moyen-Orient
Les analystes indiquent que le déploiement actuel dépasse même l’escalade militaire observée avant l’attaque américaine contre des installations nucléaires iraniennes en juin dernier. Les moyens déployés suggèrent une préparation à une campagne aérienne de plusieurs jours, sans toutefois impliquer une invasion terrestre.
Mark Cancian, conseiller principal au Center for Strategic and International Studies, a toutefois averti qu’une campagne aérienne prolongée nécessiterait des moyens militaires supplémentaires et pourrait ne pas s’avérer avantageuse pour les États-Unis.
Au cœur de ce dispositif, le porte-avions USS Gerald R. Ford a été repéré en mer de Crète. Il s’agit du deuxième porte-avions déployé au Moyen-Orient, une situation rare qui témoigne d’une escalade sérieuse de la préparation militaire américaine. Au total, Washington dispose désormais de plus d’une douzaine de navires de guerre dans la région, dont un porte-avions, neuf destroyers et trois navires de combat côtiers. La présence simultanée de deux porte-avions américains est perçue comme un signal fort indiquant que Washington prépare diverses options militaires face à la montée des tensions avec l’Iran.
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