Publié le 2025-10-18 09:55:00. Des tests réalisés par une organisation de consommateurs tchèque ont révélé la présence de bisphénol A (BPA), une substance chimique nocive, dans plusieurs sucettes de marques internationales. Ces produits étaient pourtant commercialisés avec des allégations « sans BPA » et « caoutchouc naturel ».
- Certaines sucettes de Philips, Curaprox et Sophie la Girafe contiennent du Bisphénol A (BPA).
- Les produits concernés étaient vendus en République tchèque, en Slovénie et en Hongrie.
- Les niveaux de BPA détectés dans certains cas dépassent la limite autorisée par l’Union européenne.
Une enquête menée par l’organisation de défense des consommateurs dTest a mis en lumière la présence de bisphénol A (BPA) dans plusieurs sucettes de marques reconnues. L’analyse, portant sur 19 modèles différents achetés dans des magasins en République tchèque, en Slovénie et en Hongrie, a révélé des résultats préoccupants. Les sucettes de Philips, Curaprox et Sophie la Girafe, qui étaient commercialisées en Turquie avec les mentions « sans BPA » et « caoutchouc naturel », ont notamment été pointées du doigt.
Le bisphénol A est une substance chimique dont les effets sur la santé sont sujets à de nombreuses études. L’organisation de santé environnementale Chem Trusy associe le BPA à divers problèmes de santé, tels que des risques accrus de cancers (sein, prostate), l’endométriose, l’obésité, le diabète, des maladies cardiaques, l’infertilité et des troubles du comportement chez les enfants.
Pour réaliser leurs tests, les chercheurs de dTest ont immergé chaque sucette dans une solution simulant la salive humaine à une température de 37°C pendant 30 minutes. Les résultats ont révélé que le modèle « Baby Grow with Love » de la marque suisse Curaprox contenait 19 microgrammes (µg) de BPA, excédant ainsi la limite fixée par l’Union européenne à 10 µg. La tétine « Natural Rubber » de la française Sophie la Girafe présentait 3 µg de BPA, tandis que le modèle Avent Ultra Air de la néerlandaise Philips en contenait 2 µg. Du BPA a également été détecté dans un produit de la société chinoise Foshan City Saidah, vendu sur la plateforme Temu.
Réactions des fabricants suite aux résultats
Face à ces découvertes, les fabricants ont réagi. Curaden, l’entreprise derrière la marque Curaprox, a qualifié le résultat de « surprenant », tout en reconnaissant la véracité de ces constats par leurs propres analyses. L’entreprise a annoncé le retrait volontaire des lots concernés du marché et le remboursement des clients.
Les représentants de Vulli, la société produisant Sophie la Girafe, ont indiqué que la fabrication de sucettes n’était plus leur activité principale. Ils ont précisé que leurs produits sont soumis à des tests par SGS avant leur mise sur le marché et que le niveau de BPA dans leurs articles était inférieur aux seuils légaux.
Philips, quant à elle, a mené une nouvelle analyse en collaboration avec la société d’essai indépendante DEKRA. La marque a affirmé que le BPA n’était pas utilisé dans son processus de production et n’avait jamais été détecté lors de tests aléatoires.
La société chinoise Foshan City Saidah n’a pas souhaité commenter les résultats.