Home Santé quand les innovations chirurgicales et le soutien humain redonnent confiance aux patientes

quand les innovations chirurgicales et le soutien humain redonnent confiance aux patientes

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À La Rochelle, la clinique de l’Atlantique s’affirme comme un pilier dans la lutte contre le cancer du sein, réalisant plus de la moitié des interventions chirurgicales du département. Grâce aux avancées technologiques et à une prise en charge humaine renforcée, les patientes bénéficient désormais de traitements plus précis et d’un suivi personnalisé, contribuant à une meilleure récupération et à une dédramatisation de la maladie.

Le cancer du sein, toujours le plus fréquent chez les femmes, continue de représenter une préoccupation majeure de santé publique. Bien que le nombre de nouveaux cas ait légèrement diminué depuis 2005, il demeure la première cause de décès par cancer chez la gent féminine en 2023. Face à cette réalité, la clinique de l’Atlantique, située à La Rochelle en Charente-Maritime, enregistre une activité chirurgicale soutenue, s’apprêtant à franchir le cap des 500 opérations cette année. Cette augmentation témoigne d’un recours croissant à l’établissement pour la prise en charge de cette pathologie.

Les progrès médicaux ont révolutionné la chirurgie mammaire. Le docteur Loïc de Poncheville, chirurgien gynécologue à la clinique, souligne que « la chirurgie du sein est une chirurgie particulière ». Il explique que « c’est une chirurgie peu douloureuse », permettant même « des ablations de cancers sous anesthésie locale ». Désormais, près des trois quarts des patientes peuvent regagner leur domicile le jour même de leur intervention, une avancée rendue possible par les progrès de l’anesthésie. « On accompagne les patientes au plus près, on est joignable s’il y a un souci, on va déstresser tout le monde », précise le praticien. L’objectif est clair : « Désormais, la normalité et la réalité sont de rentrer chez soi. Cela dédramatise le cancer du sein : la jeune femme qui retrouve ses enfants le soir, ce n’est plus la même histoire. »

L’accompagnement humain est devenu une pierre angulaire du parcours de soins. La clinique de l’Atlantique met un point d’honneur à informer les patientes avant l’opération. Véronique, en attente de sa chirurgie, témoigne de l’importance de ces rendez-vous : « Ces rendez-vous me permettent de mieux appréhender l’opération, de me préparer et de tout savoir. » Elle ajoute : « Je sais que ce sera une intervention courte, qui va demander quinze jours de récupération. Si tout se passe bien, j’aurai une petite cicatrice ». Ces informations sont dispensées par l’Institut du sein de la clinique, où des spécialistes sont joignables à tout moment.

Clara Bouteleux, infirmière en pratique avancée, décrit son rôle comme venant « accompagner la patiente sur son parcours de soins ». Elle qualifie l’accompagnement proposé pour le cancer du sein de « très novateur », visant à suivre la patiente « du moment de l’annonce de son cancer jusqu’à l’après-traitement ». Ce suivi peut s’étendre sur « six, voire, sept ans après », car « ce n’est pas parce que l’on a arrêté un traitement que l’on n’a plus d’effets indésirables ».

Le respect du sein, tant sur le plan fonctionnel qu’esthétique, est également primordial. Après une intervention chirurgicale, le docteur de Poncheville montre la cicatrice créée autour de l’aréole : « La cicatrice va disparaître avec le temps : au début, c’est un peu plissé, mais à terme, cela fera juste un cercle. La poitrine est tout à fait normale alors que je viens de retirer une tumeur », explique-t-il.

L’avenir de la chirurgie mammaire pourrait s’orienter vers l’intelligence artificielle, promettant une précision accrue dans les dissections et une meilleure conservation des tissus. Parallèlement, les traitements médicamenteux évoluent rapidement, ouvrant la voie à un contrôle, voire une élimination, de certains cancers sans intervention chirurgicale. L’Institut national du cancer rappelle qu’un dépistage précoce assure un « bon pronostic », avec un taux de survie stable, atteignant « 88 % des femmes diagnostiquées entre 2010 et 2015 ».

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