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Quarry poursuit un militant écologiste qui a déposé des objections à son encontre – The Irish Times

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Publié le 27 février 2026 à 10h00. Un militant écologiste irlandais est au cœur d’une bataille judiciaire avec une entreprise de carrières, Keegan Quarries, qui cherche à obtenir les détails d’une plainte qu’il a déposée auprès de la police, craignant pour sa sécurité suite à ses contestations environnementales.

  • Keegan Quarries poursuit Kieran Cummins pour diffamation et demande à la Haute Cour d’obliger la police (An Garda Síochána) à lui remettre les documents relatifs à sa plainte.
  • L’affaire soulève des inquiétudes quant à l’impact potentiel sur la volonté des citoyens de signaler des incidents à la police s’ils craignent que leurs plaintes confidentielles soient divulguées.
  • Un rapporteur spécial des Nations Unies a exprimé son inquiétude à ce sujet, avertissant d’un effet dissuasif sur les lanceurs d’alerte environnementaux.

Kieran Cummins, fondateur de l’ONG Eco Advocacy, a déposé de nombreuses objections au cours de la dernière décennie concernant les opérations de Keegan Quarries dans le comté de Meath. En avril 2021, il a contacté la police pour signaler une série d’incidents qu’il estimait liés à son activisme. Un détective s’est alors rendu chez John Keegan, le directeur de Keegan Quarries, pour s’enquérir de la situation.

Selon les documents judiciaires, Cummins avait exprimé des craintes pour sa sécurité et avait même demandé à la police s’il pouvait bénéficier d’un dispositif de suivi personnel ou d’un bouton de panique. Il avait notamment évoqué le meurtre non résolu de Michael McCoy en 2016, un homme du comté de Dublin retrouvé assassiné dans un bois, un dossier que la police avait lié à son activisme environnemental.

Keegan Quarries affirme avoir besoin du dossier officiel de la police pour poursuivre correctement l’affaire de diffamation. L’avocat de l’entreprise, Frank Crean, a déclaré devant la Haute Cour :

« La plainte du demandeur concerne la diffamation et les mensonges malveillants découlant d’une plainte pénale. »

Frank Crean, avocat de Keegan Quarries

Il a ajouté :

« Nous disons qu’il s’agit du ou des documents cruciaux dans le cas du plaignant. Nous ne pouvons pas identifier la malveillance tant que nous n’avons pas vu ce qu’il a dit. »

Frank Crean, avocat de Keegan Quarries

L’avocat de Cummins, John Rogers, a contesté la logique de la demande de Keegan Quarries, soulignant que l’entreprise avait déjà déposé une plainte en diffamation sans avoir eu accès au document en question.

« Il (Keegan) a déposé une plainte en diffamation en relation avec une plainte dont il n’a jamais vu et il essaie maintenant rétrospectivement de redresser la situation. »

John Rogers, avocat de Kieran Cummins

Le juge Mícheál O’Higgins a soulevé des questions quant aux implications plus larges d’une telle divulgation, se demandant si cela ne découragerait pas les citoyens de signaler des incidents à la police. Cette préoccupation a également été exprimée par Michel Forst, le rapporteur spécial des Nations Unies sur les défenseurs de l’environnement, qui a écrit au gouvernement irlandais pour s’opposer à la demande de Keegan Quarries. Plus d’informations sur les préoccupations de l’ONU.

La décision du juge O’Higgins est attendue le 18 mars. L’issue de cette affaire pourrait avoir des conséquences importantes pour la protection des lanceurs d’alerte et la confiance du public envers la police.

Malgré les inquiétudes de Cummins, la police a proposé d’envoyer un agent de prévention du crime pour discuter des mesures de sécurité personnelle, mais il n’y a actuellement pas d’agent disponible dans le district.

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