Mauvaise nouvelle pour les habitants de l’Hérault touchés par les récentes tempêtes : les dégâts causés par Nils ne seront pas couverts par la garantie catastrophe naturelle. La préfète du département a annoncé ce lundi 16 février 2026 que les sinistrés devront se tourner vers leur assurance pour être indemnisés.
Dans un courrier adressé aux maires du département, Chantal Mauchet explique que les vents violents observés lors de la tempête Nils ne relèvent pas de la définition des « vents cycloniques », condition nécessaire pour bénéficier du statut de catastrophe naturelle en métropole. Cette distinction est cruciale, car la garantie catastrophe naturelle est spécifiquement prévue pour les territoires ultramarins.
« Les dommages provoqués par les vents ne peuvent pas être couverts par la garantie catastrophe naturelle », précise la préfète dans sa lettre. Elle indique que les assureurs doivent prendre en charge ces dommages dans le cadre de la garantie « Tempête, Neige et Grêle » (TNG), conformément à l’article L. 122-7 du code des assurances. La garantie TNG est activée directement par les assureurs, sans nécessité d’une reconnaissance préalable de l’état de catastrophe naturelle par l’État.
Pierre Polard, le maire de Capestang, l’une des communes les plus touchées à l’ouest de Béziers, a relayé l’information à ses administrés. Il souligne que « les sinistrés doivent déclarer leur sinistre auprès de leur assureur dans les meilleurs délais ». Il conseille également de prendre des mesures conservatoires en attendant l’expertise de l’assurance, comme la mise à l’abri du mobilier et le bâchage des toitures.
La préfète rappelle que les automobilistes assurés uniquement en responsabilité civile (au tiers) ne pourront prétendre ni à la garantie TNG, ni à la garantie catastrophe naturelle. Elle précise également que les mairies peuvent déposer une demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour certains types de phénomènes, tels que les mouvements de terrain, les inondations par débordement de cours d’eau ou par remontée de nappe phréatique, via l’espace iCatNat.
La question de savoir si les dégâts causés par la tempête Oriana, qui a suivi Nils, bénéficieront également de la garantie catastrophe naturelle reste à ce stade sans réponse.