Publié le 2025-10-02 04:04:00. La province chinoise du Guangdong est confrontée à une épidémie sans précédent de chikungunya, le virus se propageant rapidement dans plusieurs grandes villes. Cette résurgence, la plus importante jamais enregistrée dans le pays, est attribuée à une combinaison de facteurs environnementaux favorables aux moustiques et à la dissémination mondiale du virus.
- Plus de 4 000 cas de chikungunya confirmés dans le sud de la Chine depuis fin juillet.
- Le district de Shunde (Foshan) est le plus touché, avec plus de 3 600 infections recensées.
- D’autres foyers signalés à Guangzhou, Shenzhen, Hong Kong et Macao.
La fièvre du chikungunya, transmise par les piqûres de moustiques infectés, notamment les espèces Aedes aegypti et Aedes albopictus, se manifeste généralement par une forte fièvre soudaine et des douleurs articulaires intenses. D’autres symptômes incluent éruption cutanée, maux de tête et douleurs musculaires. La prévention repose essentiellement sur le contrôle des populations de moustiques, vecteurs également de la dengue et du virus Zika.
« Cette épidémie témoigne à la fois de la propagation mondiale du chikungunya et des conditions propices aux maladies transmises par les moustiques dans le sud de la Chine », a souligné Guang-Guo Ying, auteur principal de l’étude publiée dans Biocontaminant et chercheur à la South China Normal University.
Face à cette crise sanitaire, les autorités ont lancé une campagne de sensibilisation à l’échelle provinciale, encourageant les résidents à éliminer les eaux stagnantes, principales zones de reproduction des moustiques. L’article de recherche met également en lumière l’influence du changement climatique, de l’urbanisation et des voyages internationaux dans l’expansion géographique des arbovirus et l’intensification des défis de santé publique à l’échelle mondiale.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a récemment actualisé ses directives cliniques et renforcé son Initiative mondiale sur les arbovirus pour améliorer la surveillance, la prévention et la réponse coordonnée. Les auteurs de l’étude appellent à des investissements accrus dans la surveillance génomique, l’engagement communautaire et la coopération internationale afin de mieux prévenir et gérer les futures épidémies.
Référence : “Outbreak of chikungunya fever in Guangdong: transmission and control of arboviruses” par Guang-Guo Ying et Yi Luo, 11 août 2025, Biocontaminant. DOI: 10.48130/biocontam-0025-0002