Publié le 10 février 2026 à 13h35. Quinze personnes ont été interpellées aux Pays-Bas pour avoir encouragé, via les réseaux sociaux, à la commission d’actes terroristes. L’enquête, qui se poursuit, met en lumière une radicalisation rapide des jeunes en ligne.
- Quinze individus, dont quatre mineurs, ont été arrêtés dans neuf régions différentes des Pays-Bas.
- La majorité des suspects sont de nationalité syrienne (treize), les trois autres étant néerlandais.
- Les investigations ont été déclenchées suite à la découverte de propagande de l’État islamique (EI) diffusée sur TikTok, parfois visionnée plus de 100 000 fois.
Les arrestations, qui se sont déroulées ce jour, font suite à l’interpellation d’un suspect principal le 20 janvier dernier. La police de La Haye a mené le plus grand nombre d’arrestations, avec quatre individus interpellés. Selon le ministère public, les suspects utilisaient notamment TikTok pour diffuser de la propagande terroriste, souvent sous-titrée en néerlandais.
Cette affaire intervient quelques mois après une opération similaire en avril 2025, qui avait conduit à l’arrestation de quatorze personnes pour les mêmes motifs. Là encore, des mineurs figuraient parmi les suspects, le plus jeune ayant 14 ans. Ces interpellations s’inscrivent dans un contexte d’inquiétude croissante concernant la radicalisation rapide des jeunes en ligne, un phénomène qualifié de « danger pour la sécurité nationale » par le Coordinateur national pour la lutte contre le terrorisme et la sécurité (NCTV).
L’ancien directeur général du NCTV, Pieter-Jaap Aalbersberg, avait souligné l’urgence de lutter contre cette radicalisation en ligne, ainsi que de modérer les contenus terroristes et extrémistes sur les plateformes de médias sociaux.
« Les jeunes peuvent à terme commettre des actes de violence terroristes. C’est pourquoi il est crucial de lutter contre la radicalisation en ligne, tout comme la modération en ligne des contenus terroristes et extrémistes par les plateformes de médias sociaux. »
Pieter-Jaap Aalbersberg, ancien PDG du NCTV
Le ministère public a indiqué que l’enquête se poursuit et que d’autres arrestations ne sont pas exclues.