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Ravulizumab s’avère prometteur dans la gestion de l’HPN pendant la grossesse

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Publié le 2024-02-29 10:15:00. Un traitement par anticorps monoclonal, le ravulizumab, apparaît sûr et efficace pour les femmes enceintes atteintes d’hémoglobinurie paroxystique nocturne (HPN), une maladie rare du sang, selon une étude récente.

  • Le ravulizumab, utilisé pour traiter l’HPN, peut être poursuivi pendant la grossesse sans effets indésirables majeurs.
  • Les patientes passant de l’éculizumab au ravulizumab après une fausse couche ou un décès néonatal ont eu des issues de grossesse favorables.
  • Le ravulizumab est présent en faibles quantités dans le sang du cordon ombilical et le lait maternel.

La grossesse représente une période délicate pour les femmes atteintes de maladies chroniques, et l’HPN ne fait pas exception. Cette maladie rare, caractérisée par la destruction des globules rouges, nécessite une prise en charge attentive, en particulier pendant la grossesse où les complications peuvent être exacerbées. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Advances in Blood, apporte des éléments encourageants concernant l’utilisation du ravulizumab, un anticorps monoclonal humanisé ciblant le facteur C5, dans ce contexte.

Des chercheurs ont mené une étude rétrospective impliquant 16 patientes atteintes d’HPN hémolytique, pour un total de 27 grossesses, dans cinq centres spécialisés en HPN aux États-Unis et en Europe. Toutes les participantes avaient commencé un traitement par un inhibiteur du C5 – soit l’éculizumab, soit le ravulizumab – avant leur conception, et ont continué ce traitement tout au long de leur grossesse. Dans dix cas, la dose de l’inhibiteur a été augmentée.

Une anticoagulation a été administrée pendant 23 des 27 grossesses. Dix-neuf grossesses ont bénéficié d’un traitement par ravulizumab. Un résultat particulièrement notable est que toutes les patientes qui avaient initialement reçu de l’éculizumab et avaient subi une fausse couche ou un décès néonatal, puis sont passées au ravulizumab, ont ensuite mené leur grossesse à terme avec la naissance d’un enfant vivant. Sur les huit grossesses traitées par éculizumab, quatre ont abouti à des naissances vivantes, trois se sont soldées par des fausses couches et une par un accouchement prématuré.

L’étude a également évalué la concentration de ravulizumab dans le sang d’une patiente ayant reçu une dose plus élevée, ainsi que dans le sang de son nouveau-né. Les résultats ont montré que le ravulizumab était détectable dans le sang du cordon ombilical (179 et 135 µg/mL), à un niveau 2,3 à 3,8 fois inférieur à celui observé dans le sang maternel. Sa présence dans le lait maternel, mesurée trois jours après l’accouchement, était minime (1,9 µg/mL).

« Nos données suggèrent que la poursuite du traitement par ravulizumab pendant la grossesse est une option raisonnable pour les patientes atteintes d’HPN. »

Auteurs de l’étude

Les chercheurs soulignent toutefois la nécessité d’une surveillance étroite de l’état clinique de la mère, des marqueurs d’hémolyse et du développement fœtal, comme pour toute grossesse chez une patiente atteinte d’HPN.

Cet article est une adaptation d’un article initialement publié sur Rare Disease Advisor

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