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Réduire le nombre de cellules somatiques ce printemps – Teagasc

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Publié le 9 février 2026. La qualité du lait est un enjeu économique majeur pour les éleveurs laitiers irlandais. Des mesures simples, notamment un suivi attentif des cellules somatiques (CCS) après le vêlage, peuvent permettre de limiter les pertes liées aux mammites, souvent insoupçonnées.

Les mammites, et plus particulièrement les formes infracliniques, représentent un coût caché considérable pour les exploitations laitières. Selon les recherches de Teagasc, elles engendrent des pertes estimées à environ 60 € par vache et par an en Irlande. Ces pertes se traduisent par une baisse de la production laitière, une altération de la qualité du lait, des pénalités financières et un risque accru de développer des mammites cliniques plus tard dans la lactation.

Le printemps, période de vêlage, est particulièrement critique en termes de CCS. Il est donc essentiel de mettre en place une surveillance précoce et un contrôle efficace chez les vaches récemment mises bas.

Gérer le CCS chez les vaches fraîchement vêlées : les étapes clés

1. Évaluer l’aptitude au tank à lait

Avant d’intégrer le lait d’une vache fraîchement vêlée au tank, il est impératif de l’évaluer. Le test de Californie (CMT) est un outil simple et efficace pour détecter les mammites subcliniques à la ferme.

  • Les vaches présentant un CCS élevé doivent être traites séparément afin de limiter la propagation de l’infection.
  • Le lait provenant des quartiers infectés doit être exclu du tank à lait.
  • Les quartiers infectés doivent être surveillés de près et bénéficier d’une gestion adaptée.

Une ségrégation précoce permet de prévenir les infections croisées et de protéger la qualité du lait du tank.

2. Maîtriser le test de Californie (CMT)

Le CMT est une méthode fiable pour identifier les quartiers d’une vache qui contribuent à un CCS élevé. Il est indispensable pour détecter les mammites subcliniques, souvent asymptomatiques.

Procédure à suivre :

  • Effectuer le test avant la traite.
  • Jeter les trois premières pulsations de lait de chaque trayon.
  • Prélever une petite quantité de lait de chaque quartier dans la palette CMT, en veillant à éviter toute contamination.
  • Incliner brièvement la palette pour égaliser les volumes, puis la remettre à plat.
  • Ajouter un volume égal de réactif dans chaque puits (environ un rapport lait/réactif de 50:50).
  • Faire tourner doucement la palette pendant environ 30 secondes.
  • Observer les changements de consistance : plus la réaction est épaisse ou gélifiée, plus le CCS dans ce quartier est élevé.

Conseil pratique : Si vous débutez avec le CMT, prélevez des échantillons de chaque quartier dans des flacons étiquetés pendant la traite, puis effectuez le test ultérieurement, lorsque vous aurez plus de temps pour observer, interpréter et enregistrer les résultats avec précision.

Une vidéo explicative sur l’utilisation correcte du CMT est disponible ici :

3. Identifier l’agent pathogène

Si une vache fraîchement vêlée continue de présenter un CCS élevé malgré une surveillance attentive, l’étape suivante consiste à réaliser une culture du lait en laboratoire.

  • Prélever un échantillon propre et non contaminé du ou des quartiers concernés.
  • Une hygiène d’échantillonnage rigoureuse est essentielle, car la saleté ou la contamination peuvent fausser les résultats.
  • L’analyse en laboratoire permettra d’identifier l’agent pathogène responsable de la mammite.
  • Des tests de sensibilité permettront de déterminer si un traitement antibiotique est approprié et, le cas échéant, quel produit est le plus efficace.

Cette démarche permet d’éviter l’utilisation inutile ou inefficace d’antibiotiques.

4. Prendre des décisions de traitement éclairées

Le traitement ne doit être envisagé qu’une fois les résultats d’analyse disponibles.

  • Discutez des résultats et des options de traitement avec votre vétérinaire.
  • Toutes les infections subcliniques ne nécessitent pas un traitement antibiotique.
  • Un traitement ciblé améliore les taux de guérison et favorise une utilisation responsable des antimicrobiens.

5. Prévenir la propagation de l’infection

De nombreux agents pathogènes responsables des mammites sont contagieux et se propagent facilement :

  • De vache à vache via les trayons lors de la traite.
  • Par les mains, les gants et les vêtements du trayeur.
  • Par les installations et un manque d’hygiène des logements.

Les mesures de contrôle essentielles comprennent :

  • Une hygiène de traite irréprochable.
  • Une gestion correcte des trayons.
  • Des installations propres et sèches.
  • Des procédures opérationnelles standard (POS) claires pour tous les opérateurs.

La constance est primordiale : de petites erreurs peuvent rapidement compromettre un bon contrôle du CCS.

6. Planifier le contrôle laitier

  • Le contrôle laitier doit être effectué dans les 60 premiers jours suivant le vêlage.
  • Cela permet d’obtenir une image claire de l’évolution du CCS en début de lactation.
  • Les résultats aident à évaluer l’efficacité de la gestion de la période sèche et du contrôle des mammites.
  • Des données précoces permettent une intervention rapide avant que les problèmes de CCS ne s’aggravent.

Pour en savoir plus sur Teagasc Daily : Examiner tous les coûts maintenant.

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