L’homme d’affaires Les Wexner, figure emblématique du secteur de la distribution, a affirmé mercredi devant les membres du Congrès avoir été victime d’une escroquerie de grande ampleur orchestrée par son ancien conseiller financier, Jeffrey Epstein. Cette audition intervient après la récente publication de documents judiciaires apportant de nouveaux éléments sur les liens étroits entre les deux hommes.
Wexner, à la tête d’un empire commercial comprenant autrefois des enseignes comme Victoria’s Secret et Abercrombie & Fitch, a nié toute connaissance des crimes sexuels commis par Epstein, ainsi que toute implication dans les abus dont ont été victimes des jeunes femmes. Il a déclaré avoir découvert en 2007 qu’Epstein l’avait volé, ce qui a mis fin à leur relation.
« J’ai été dupé par un escroc de classe mondiale », a-t-il témoigné devant la commission parlementaire. Il a insisté sur son désir de « remettre les pendules à l’heure » et de dissiper les « déclarations fausses et scandaleuses, les rumeurs, les insinuations et les spéculations blessantes » qui ont entaché sa réputation.
Le représentant Robert Garcia, démocrate de Californie, s’est montré sceptique après l’audition. « Personne n’a été plus impliqué dans le soutien financier apporté à Jeffrey Epstein pour commettre ses crimes que Les Wexner », a-t-il déclaré aux journalistes.
Wexner a également répondu aux allégations de Virginia Giuffre, une victime d’Epstein, qui l’a accusé dans des documents judiciaires d’avoir fait partie des hommes vers lesquels Epstein l’avait forcée à se prostituer. Il a affirmé son dévouement total à sa femme, Abigail.
Le nom de Wexner figure plus de 1 000 fois dans les dossiers relatifs à Epstein, mais il n’a jamais été inculpé d’aucun crime. Son porte-parole a souligné que ce nombre élevé de mentions n’était pas surprenant compte tenu de la longue relation entre les deux hommes. Wexner s’est présenté aux législateurs comme un philanthrope et un bâtisseur communautaire, affirmant qu’il avait toujours cherché à « vivre ma vie d’une manière éthique, conforme à ma boussole morale ».
Le représentant James Comer, républicain du Kentucky, a quant à lui estimé que Wexner « avait répondu à toutes les questions qui lui étaient posées » au cours des six heures de témoignage.