Publié le 2025-10-03 17:40:00. Le syndicat Snec-CFTC dénonce une discrimination salariale flagrante entre les directeurs d’écoles publiques et les chefs d’établissements de l’enseignement privé sous contrat, suite à des mesures de reclassement récentes. Le syndicat réclame l’extension de ces avantages aux personnels de l’enseignement privé, sous peine de recours juridique.
- Suppression de dispositifs d’avancement pour tous les personnels de direction le 4 août 2023.
- Mise en place d’une bonification d’ancienneté pour les directeurs d’écoles publiques le 14 août 2023.
- Refus d’étendre cette bonification à l’enseignement privé sous contrat malgré les textes législatifs.
En août 2023, le ministère de l’Éducation nationale a réformé les modalités d’accès à la classe exceptionnelle pour les directeurs d’écoles et chefs d’établissements. Dans un premier temps, le contingentement et les viviers facilitant ces promotions ont été supprimés. Dix jours plus tard, une mesure corrective a été introduite pour les directeurs d’écoles publiques : une bonification d’ancienneté de trois mois, visant à reconnaître la spécificité de leurs missions. Ces avancées, bien que récentes, ne profitent pour l’heure qu’aux seuls directeurs du secteur public.
Le Snec-CFTC, par la voix de ses représentants, alerte le ministère depuis plus de deux ans sur cette disparité de traitement. Le syndicat rappelle que l’article L914-1 du Code de l’éducation prévoit une égalité de traitement entre les établissements publics et privés sous contrat. C’est pourquoi il exige la transposition immédiate du décret n°2023-777 du 14 août 2023, instaurant cette bonification d’ancienneté, aux chefs d’établissements de l’enseignement privé sous contrat.
Face à cette situation jugée inacceptable, particulièrement pour les chefs d’établissement du premier degré, le Snec-CFTC annonce qu’il mènera toutes les actions nécessaires, y compris judiciaires si besoin, pour faire cesser cette injustice.