Publié le 24 février 2026 à 18h00. Un re-test de Resident Evil 6, plus de quinze ans après sa sortie, a permis à un journaliste de nuancer un jugement initial très sévère sur cet épisode controversé de la saga, tout en soulignant ses défauts de conception.
- Resident Evil 6, initialement considéré comme une déception majeure, est réévalué à la lumière du temps.
- Le jeu est critiqué pour son manque d’équilibre entre action et horreur, ainsi que pour son abondance de mécanismes de jeu intrusifs.
- L’aspect coopératif du jeu est souligné comme un point fort, offrant une expérience plus agréable en multijoueur.
L’attachement à la saga Resident Evil remonte à l’enfance pour le journaliste, qui se souvient avec nostalgie de l’enthousiasme suscité par les parties de son cousin aîné. Il évoque même avoir demandé un GameCube à ses parents, motivé davantage par l’envie de jouer à « Biohazard » que par l’attrait pour des titres plus populaires comme Zelda ou Mario Kart.
Cette affection pour la série rendait d’autant plus amère la déception ressentie lors de la sortie de Resident Evil 6 en 2012. Le jeu était perçu comme une trahison des valeurs fondamentales de la franchise, et le journaliste avait alors exprimé un avis extrêmement négatif. Il se souvient avoir lu des critiques acerbes dans la presse papier avant même de tester le jeu, et avoir finalement décidé de l’essayer plutôt que de l’acheter directement, par sagesse.
Une offre promotionnelle sur Steam a récemment incité le journaliste à replonger dans Resident Evil 6, afin de vérifier si son jugement initial était toujours valable. Il confie que, malgré le temps écoulé, il lui a été difficile de changer d’avis. Le jeu lui semble toujours être l’épisode le plus faible de la série, mais il reconnaît que son évaluation initiale était peut-être trop sévère. Il estime que l’un des principaux problèmes du jeu réside dans sa volonté de plaire à tous les publics, au détriment de son identité propre.
Resident Evil 6 voulait être trop de choses à la fois
Le journaliste établit un parallèle avec une théorie exposée dans la série télévisée How I Met Your Mother, selon laquelle un bon mix musical ne doit pas connaître de creux, mais doit constamment monter en intensité. Il estime que Resident Evil 6 suit une logique similaire, enchaînant les séquences spectaculaires sans offrir de moments de respiration. La campagne de Léon, censée être une introduction à l’univers du jeu, débute avec la transformation du président des États-Unis en zombie et se conclut par un affrontement d’une heure contre un ennemi final prenant la forme d’un Tyrannosaure Rex.
Bien que la saga ait toujours connu des épisodes plus ou moins réalistes, Resident Evil 6 franchit un nouveau cap en matière d’exagération. L’intrigue est plus rocambolesque que jamais, les dialogues moins subtils et l’action omniprésente. Les développeurs ont cherché à aller plus loin que leurs prédécesseurs, sans réaliser que le moteur du jeu ne pouvait pas supporter une telle charge. Resident Evil 8: Village, bien que parfois critiqué pour ses excès, parvient à trouver un équilibre entre action et horreur que Resident Evil 6 n’a pas su atteindre.

L’action est le dénominateur commun de toutes les campagnes de Resident Evil 6.
Le jeu souffre également de nombreux défauts de conception, tels que des énigmes simplistes résolues en quelques secondes, des indices omniprésents indiquant le chemin à suivre et une surabondance de « Quick Time Events » (QTE). Ces séquences obligent le joueur à effectuer des actions précises à l’écran sous peine de mort immédiate, ce qui nuit à l’immersion et à la fluidité du jeu.
Malgré ses défauts, le journaliste reconnaît que Resident Evil 6 possède certains atouts. Le jeu offre un gameplay amusant et spectaculaire, avec des armes agréables à utiliser et des combats au corps à corps brutaux. Il souligne également la qualité des animations, qui témoigne d’un travail soigné. De plus, le jeu propose un mode coopératif particulièrement réussi, qui permet de profiter de l’aventure à deux.

Resident Evil 6 possède l’un des meilleurs modes « Mercenaires » de la saga.
En conclusion, le journaliste estime que Resident Evil 6 aurait pu être un excellent jeu d’action s’il avait été plus concentré et moins ambitieux. Le jeu souffre d’une surcharge de contenu et d’un manque de cohérence, mais il offre tout de même des moments de divertissement. Il rappelle que le jeu est sorti à une période difficile pour Capcom, marquée par des décisions controversées et une priorité accordée aux profits plutôt qu’à la qualité. Resident Evil 6 est donc, en quelque sorte, un produit de son temps.