Home Accueil Retour du bateau-prison ? DJI cherche un endroit pour une prison flottante

Retour du bateau-prison ? DJI cherche un endroit pour une prison flottante

0 comments 30 views

Publié le 18 février 2026 à 13h19. Face à une pénurie critique de places de détention, l’administration pénitentiaire néerlandaise (DJI) envisage l’ouverture d’une prison flottante capable d’accueillir environ 200 détenus, mais se heurte à la réticence de certaines municipalités.

  • La DJI recherche activement une commune disposant d’infrastructures et de personnel suffisants pour accueillir ce bateau-prison temporaire.
  • Les détenus qui y seraient incarcérés présenteraient un faible risque de récidive, n’ayant commis ni crimes violents, ni infractions sexuelles.
  • Des inquiétudes subsistent quant aux conditions de détention et à la possibilité d’assurer une réinsertion sociale efficace à bord de ces installations.

La pénurie de cellules est un problème récurrent aux Pays-Bas, et la situation devrait s’aggraver après l’été en raison de travaux de rénovation dans plusieurs établissements pénitentiaires. L’ouverture d’une prison flottante est donc envisagée comme une solution temporaire pour faire face à cette crise.

La commune de Beverwijk a déjà refusé d’accueillir le bateau-prison, invoquant un manque de soutien administratif. La DJI continue néanmoins ses recherches et mène des « discussions exploratoires » avec d’autres municipalités.

Selon le ministère de la Justice et de la Sécurité, les détenus affectés à cette prison flottante seraient ceux présentant le moins de risques pour la société. Le député VVD Ulysse Ellian, fervent défenseur de ce projet, estime qu’il s’agit d’une « excellente solution à un énorme problème ».

« Je pense que c’est une excellente solution à un énorme problème. »

Ulysse Ellian, député VVD

Ce n’est pas la première fois que les Pays-Bas recourent à des bateaux-prison. Au début des années 2000, quatre de ces installations avaient déjà été utilisées pour héberger des demandeurs d’asile déboutés et des immigrants en situation irrégulière. Ces bateaux avaient alors suscité de vives critiques de la part des organisations de défense des droits de l’homme et d’un organisme de réglementation européen, en raison de leurs conditions de détention jugées inhumaines.

La pénurie de cellules est exacerbée par un manque de personnel au sein de l’administration pénitentiaire. La DJI recherche donc un emplacement pour le bateau dans une région où des effectifs suffisants sont disponibles.

GroenLinks-PvdA se montre plus réservé quant à ce projet. La députée Fatihya Abdi souligne l’importance de préparer les détenus à leur réinsertion sociale et s’interroge sur la capacité des bateaux-prison à offrir un environnement propice à cette réhabilitation.

Les bateaux-prison du passé étaient souvent critiqués pour leur austérité et le manque d’espace dédié aux activités et aux programmes de réinsertion. Amnesty International avait qualifié ces conditions de « inhumaines« .

La DJI assure que le bateau de détention envisagé ressemblera à une petite prison avec un niveau de sécurité moindre, et qu’il offrira un programme quotidien similaire à celui des établissements pénitentiaires classiques. Elle reconnaît toutefois que l’espace et les installations seront limités, et que cette solution ne sera qu’une mesure temporaire pour faire face à la crise de capacité.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.