Home Divertissement Revue Fair Deal – les liens familiaux sont poussés à l’extrême dans une comédie noire pétillante | Scène

Revue Fair Deal – les liens familiaux sont poussés à l’extrême dans une comédie noire pétillante | Scène

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Publié le 2024-03-26 10:00:00. Une famille dysfonctionnelle se retrouve à Dublin pour la vente de la maison familiale, ravivant de vieilles rancœurs et des secrets enfouis dans une comédie noire où l’intérieur devient le reflet de leurs conflits.

  • La pièce de théâtre « Fair Deal » d’Una McKevitt explore les dynamiques familiales complexes à travers la vente d’une maison chargée d’histoire.
  • Aislín McGuckin livre une performance saisissante dans le rôle de Sandra, une femme d’affaires déterminée à s’approprier l’héritage familial.
  • La mise en scène inventive de Conall Morrison, ponctuée d’humour absurde, apporte un tournant inattendu à l’intrigue.

La famille Thornton est réunie à Dublin, non pas pour un joyeux événement, mais pour régler les affaires en suspens liées à la vente de leur maison d’enfance. Cette demeure, héritée par Kiera (Caroline Menton) de sa grand-mère, est bien plus qu’un simple bien immobilier : elle est un véritable champ de bataille psychologique où les souvenirs et les non-dits ressurgissent avec force. Kiera, souhaitant s’affranchir du poids du passé et de l’influence de sa grand-mère, symbolisée par un portrait imposant, envisage une nouvelle vie.

L’atmosphère est d’autant plus pesante que Terry, l’oncle de Kiera, gît dans le coma à l’étage, attendant d’être transféré en maison de retraite. L’arrivée de Daragh (Garrett Lombard), un acteur de théâtre charismatique mais cynique, et la relation éphémère et artificielle de Kiera avec Rio (Jack Weise) viennent ajouter à la tension ambiante.

Le retour fracassant de Sandra (Aislín McGuckin), depuis Los Angeles, déclenche une confrontation explosive. Exclue de la décision de vendre, elle exprime sa colère avec virulence. L’interprétation de McGuckin, oscillant entre réalisme et caricature, donne le ton à une pièce où l’absurde côtoie le pathétique. Sandra ne convoite pas la maison pour sa valeur matérielle, mais pour le simple plaisir de posséder ce qui lui est interdit.

Cracher de fureur… Aislín McGuckin dans le rôle de Sandra. Photographie : Ros Kavanagh

L’auteure, Una McKevitt, s’est déjà illustrée dans le théâtre documentaire, explorant les thèmes des soins aux personnes âgées et de la tension entre liberté individuelle et obligations familiales. Dans « Fair Deal », elle semble hésiter entre différentes approches dramatiques. Si les disputes concernant l’argent et l’héritage sonnent authentiques, elles peuvent parfois sembler répétitives et interminables.

La pièce prend un tournant inattendu lorsque la colère de Sandra envers sa mère décédée la pousse à l’extrême. La mise en scène de Conall Morrison, pleine d’énergie et d’inventivité, introduit une dimension comique absurde, avec un usage surprenant d’un presse-ail et de tous les objets à portée de main. Malgré une intrigue secondaire un peu trop complexe, Daragh, interprété avec brio par Garrett Lombard, s’empare enfin de la scène, offrant un moment de pur divertissement.

« Fair Deal » est présentée au Théâtre de l’abbaye, à Dublin jusqu’au 28 mars.

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