Home Santé RFK Jr. est dangereux. Les mensonges des démocrates sur le COVID l’ont aidé à accéder au pouvoir

RFK Jr. est dangereux. Les mensonges des démocrates sur le COVID l’ont aidé à accéder au pouvoir

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Publié le 21 février 2026 à 13 h 01 HE. L’image sulfureuse du secrétaire à la Santé, Robert F. Kennedy Jr., admittant avoir consommé de la cocaïne en public, ravive les critiques envers l’administration Trump et met en lumière une crise de confiance grandissante envers les institutions médicales aux États-Unis.

  • Le taux d’approbation de Robert F. Kennedy Jr. en tant que secrétaire à la Santé est de seulement 39 %.
  • La gestion de la pandémie de COVID-19 par les autorités sanitaires américaines a entraîné une chute significative de la confiance du public, passant de 79 % à 56 % en 2025.
  • Un consensus médical sur la santé des personnes transgenres, notamment chez les mineurs, semble s’effriter, avec des organisations comme l’American Society of Plastic Surgeons qui publient de nouvelles directives plus restrictives.

La nomination de Robert F. Kennedy Jr. par Donald Trump avait déjà soulevé des inquiétudes, mais les récentes révélations concernant sa consommation de drogue ne font qu’aggraver la perception d’un cabinet gouvernemental dysfonctionnel. Au-delà du scandale personnel, cette affaire intervient dans un contexte de défiance croissante envers les élites et les experts, un sentiment que l’ancien président Trump a su exploiter avec succès.

La crise de confiance envers les institutions médicales ne date pas de l’arrivée de Trump au pouvoir, mais elle s’est considérablement accentuée ces dernières années. La pandémie de COVID-19 a été un tournant. Si les Américains avaient initialement fait preuve d’une grande confiance envers les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), cette confiance s’est érodée au fil des mois, en raison de messages contradictoires et de revirements de politique. Une étude du Pew Research Center révèle qu’en 2025, seulement 56 % des Américains approuvent la gestion de la pandémie.

Cette perte de confiance s’est traduite par une méfiance accrue envers les médecins et les hôpitaux. Selon une étude de la Harvard Medical School, la confiance envers la science et la médecine est passée de 70 % en 2020 à seulement 40 % en 2025. Les Américains ont pu accorder le bénéfice du doute aux autorités sanitaires face à une situation inédite, mais les changements de recommandations, notamment concernant le port du masque et la distanciation sociale, ont semé le doute. La perception que les règles étaient appliquées de manière incohérente, notamment lors des manifestations pour la justice raciale, a encore exacerbé la situation.

Les controverses autour de l’origine du COVID-19 ont également contribué à cette crise de confiance. Des membres de la communauté médicale ont initialement rejeté en bloc la théorie d’une fuite de laboratoire, tout en admettant en privé qu’elle était plausible. Des courriels du National Institutes of Health (NIH) révèlent des discussions internes sur cette possibilité. Les médias ont également joué un rôle en qualifiant cette théorie de « complot raciste ». Aujourd’hui, la théorie de la fuite de laboratoire est considérée comme une origine plausible du COVID-19, voire la plus probable selon certains. Le Wall Street Journal a récemment publié un article à ce sujet.

La question des soins aux personnes transgenres, en particulier aux mineurs, est un autre domaine où la politique semble prendre le pas sur la science. Pendant une décennie, l’establishment médical américain a construit un consensus sur la nécessité de prendre en charge les personnes transgenres, y compris les mineurs. Ce consensus a ensuite été utilisé pour critiquer les opinions conservatrices. Cependant, des organisations comme l’American Society of Plastic Surgeons ont récemment publié des directives plus restrictives, devenant la première grande organisation médicale à le faire. L’American Medical Association semble également reconsidérer sa position. Ses directives historiques sur la question sont en cours de révision.

Selon une enquête du Pew Research Center, près de 60 % des Américains estiment que les athlètes doivent concourir dans des équipes correspondant à leur sexe de naissance, et environ la moitié sont favorables à l’interdiction des soins médicaux aux mineurs lors d’une transition de genre. Ces opinions reflètent un malaise croissant face à la prise en charge des personnes transgenres, en particulier chez les jeunes.

Si les membres du mouvement MAGA ont indéniablement causé des dommages à l’établissement médical, ils ont également su exploiter un mécontentement préexistant. Robert F. Kennedy Jr. nuit gravement à la confiance des Américains dans la vaccination, en particulier le calendrier vaccinal des enfants, et en remettant en question les recommandations du CDC. Cependant, ces acteurs n’ont pu prendre le pouvoir qu’en raison d’une défiance profonde envers la manière dont les institutions étaient gérées auparavant. Ils ont profité d’un climat de méfiance et ont proposé une solution radicale : détruire les institutions et attaquer la science, car elles étaient perçues comme incapables de se réformer.

Dace Potas est chroniqueur d’opinion pour USA TODAY et diplômé en sciences politiques de l’Université DePaul.

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