Publié le 2025-10-05 15:30:00. Jakarta et Washington s’activent pour finaliser un accord commercial bilatéral d’ici la fin du mois d’octobre. Cette démarche vise à régler les ultimes détails d’une entente préliminaire déjà conclue en juillet.
- Le gouvernement indonésien espère signer un accord commercial avec les États-Unis d’ici fin octobre.
- Les négociations sont entrées en phase de « rédaction juridique » après la conclusion des pourparlers tarifaires.
- L’Indonésie pourrait devenir l’un des premiers pays à bénéficier de cet accord de commerce réciproque.
Le ministre de l’Économie, Airlangga Hartarto, qui pilote la délégation indonésienne dans ces discussions, a précisé mardi que les pourparlers bilatéraux étaient désormais achevés. L’objectif est désormais de finaliser la « rédaction juridique » du texte, un processus qui, selon lui, devrait être bouclé en octobre. La délégation indonésienne a d’ores et déjà prévu au moins six réunions virtuelles avec le Bureau du Représentant américain au Commerce (USTR) dans les semaines à venir. Une visite à Washington D.C. est également envisagée à la fin du mois dans le but de parapher l’Accord sur le Commerce Réciproque (ART).
L’archipel avait déjà été parmi les premiers à obtenir un accord-cadre tarifaire avec le gouvernement américain. Cet accord avait permis de réduire les droits de douane sur les exportations indonésiennes de 32 % à 19 % en juillet, en contrepartie de diverses concessions. Cependant, il avait été constaté par la suite que d’autres pays d’Asie du Sud-Est bénéficiaient du même taux préférentiel sans avoir eu à consentir autant de concessions.
Les prochaines réunions virtuelles ne devraient pas modifier le tarif de 19 % déjà convenu, ce chiffre étant considéré comme acquis. Les discussions porteront plutôt sur les points restés en suspens lors de l’accord préliminaire, notamment la liste des produits qui seront exemptés du nouveau tarif américain réciproque.
Bien que le ministre Airlangga ait rappelé qu’un accord n’est « définitif que lorsqu’il est signé », il s’est montré « presque certain » que des produits clés comme l’huile de palme, le caoutchouc naturel et le cacao seraient soumis à des droits d’importation de 0 %.