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Rose Byrne réalise le meilleur de sa carrière en tant que mère sur le point

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Publié le 22 février 2026 à 07h38. Avec Si j’avais des jambes, je te donnerais un coup de pied, Mary Bronstein livre un portrait psychologique intense et dérangeant de la maternité, porté par une Rose Byrne au sommet de son art.

La cinéaste américaine Mary Bronstein signe un deuxième long métrage saisissant, explorant les limites de la résistance face au stress parental. Près de vingt ans après son premier film, Levure (2008), Bronstein revient avec une œuvre qui défie le spectateur, l’invitant à rire nerveusement face à l’inconfort brut d’une situation extrême.

Le film, présenté en avant-première au Festival de Sundance en janvier 2025 et sorti en salles aux États-Unis le 10 octobre 2025, met en scène Linda, une psychothérapeute débordée par les soins de sa fille atteinte d’un trouble de l’alimentation infantile. L’absence prolongée de son mari, capitaine de navire, et les problèmes matériels qui s’accumulent (l’effondrement du plafond de leur appartement, un motel insalubre) précipitent Linda dans une spirale de désespoir.

Rose Byrne offre une performance remarquable, saluée par la critique internationale. Elle a reçu l’Ours d’argent de la meilleure actrice au Festival de Berlin, un Independent Spirit Award et un Golden Globe, et a été nommée aux Critics’ Choice Awards, aux BAFTA Awards et aux Oscars. L’actrice, connue pour son talent comique, explore ici une palette émotionnelle audacieuse, oscillant entre humour noir et panique viscérale. Elle incarne une femme au bord de l’effondrement, luttant pour maintenir son équilibre face à des crises médicales, un mari émotionnellement distant (Christian Slater) et un environnement qui se délite littéralement autour d’elle.

Linda (Rose Byrne) rend visite à son thérapeute (Conan O'Brien) dans Si j'avais des jambes, je te donnerais un coup de pied
Conan O’Brien interprète un thérapeute avec une efficacité concise dans Si j’avais des jambes, je te donnerais un coup de pied.

Le choix de ne pas montrer le visage de la fille de Linda, interprétée par Delaney Quinn, n’est pas anodin. Il renforce le sentiment de claustrophobie et enferme le spectateur dans le psychisme fragile de la mère. La voix de l’enfant devient un écho constant de l’angoisse maternelle.

Mary Bronstein réalise le film avec une intensité électrique, créant une atmosphère lourde et désorientante. La cinématographie, très proche du personnage principal, impose un rythme étouffant qui reflète le chaos intérieur de Linda. Le montage vif de Lucian Johnston et la conception sonore immersive de Filipe Messeder contribuent à brouiller la frontière entre réalité et délire psychologique. Les bruits quotidiens, comme le bip constant du tube d’alimentation de l’enfant, se transforment en une source de tension insupportable.

Malgré une fin qui tranche avec la tourmente précédente, Si j’avais des jambes, je te donnerais un coup de pied reste une œuvre implacable et stimulante, un coup de poing cinématographique qui ne laisse pas indifférent. Le film a rapporté 1,4 million de dollars au box-office (chiffre de 2025).

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