Publié le 19 février 2026. Des négociations secrètes entre un émissaire de la famille Castro et un sénateur américain influent ont lieu en pleine intensification de la pression américaine sur Cuba, alors que l’île est confrontée à une crise économique et énergétique majeure.
- Le sénateur américain Marco Rubio mène des discussions confidentielles avec Raúl Guillermo Rodríguez Castro, petit-fils de Raúl Castro.
- Donald Trump a réaffirmé sa position critique envers Cuba, tout en excluant une intervention militaire directe.
- Washington a récemment imposé un blocus pétrolier à Cuba, exacerbant les pénuries de carburant et les coupures d’électricité.
Sous le mandat de Donald Trump, la politique américaine envers Cuba connaît une nouvelle inflexion. Le président américain a publiquement qualifié Cuba de « nation en faillite » et a exhorté La Havane à parvenir à un accord avec les États-Unis. Cependant, il a précisé qu’il n’envisageait pas d’opération de déstabilisation du gouvernement de Miguel Díaz-Canel.
Selon des informations révélées par le site américain Axios, citant trois sources anonymes, le sénateur républicain Marco Rubio, d’origine cubaine, a engagé un dialogue discret avec Raúl Guillermo Rodríguez Castro, le petit-fils de Raúl Castro. Ces échanges se dérouleraient en dehors des canaux diplomatiques officiels.
Début février, Donald Trump avait déjà indiqué que des négociations avec Cuba étaient en cours « au plus haut niveau », sans toutefois fournir de détails sur leur contenu ou les interlocuteurs impliqués. Le gouvernement américain maintient un silence strict sur ces discussions.
Ni le Département d’État américain, ni l’ambassade cubaine à Washington n’ont souhaité commenter les informations diffusées par Axios.
La pression économique exercée par les États-Unis sur Cuba s’est intensifiée en janvier avec l’imposition d’un blocus pétrolier, faisant suite à la saisie de cargaisons de pétrole brut vénézuélien. Cette mesure a précipité les négociations avec Caracas et a exacerbé la crise énergétique à Cuba, où les pénuries de carburant et les coupures d’électricité sont devenues monnaie courante.
Cuba a fermement dénoncé ce blocus et s’est déclarée prête à engager des discussions pour trouver une solution.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré mercredi que Cuba était un pays « qui s’effondre » et que « la meilleure chose pour eux est de procéder très prochainement à des changements radicaux ».
Raúl Castro, âgé de 94 ans, s’est officiellement retiré de ses fonctions officielles, mais conserve une influence considérable au sein du pouvoir cubain, notamment auprès des forces armées. Il a succédé à son frère Fidel en 2006 et a mis en œuvre des réformes économiques sans pour autant ouvrir le système politique.
Au milieu des années 2010, Cuba avait brièvement renoué le dialogue avec les États-Unis, mais cette ouverture n’a pas abouti à une normalisation durable des relations.
mg (afp, Axios)