Home Économie Saks Global, la chaîne qui vend Chanel et Burberry dans les magasins de luxe, ferme neuf magasins aux États-Unis | Économie

Saks Global, la chaîne qui vend Chanel et Burberry dans les magasins de luxe, ferme neuf magasins aux États-Unis | Économie

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Publié le 14 janvier 2026 18:30. Le grand magasin de luxe américain Saks Global, confronté à des difficultés financières, a annoncé la fermeture de plus de 10 % de ses points de vente aux États-Unis dans le cadre d’un plan de restructuration pour sortir de la faillite.

  • Saks Global prévoit de fermer huit magasins, dont ceux de Philadelphie et Phoenix.
  • La restructuration s’accompagne d’un financement de 1,75 milliard de dollars (environ 1,5 milliard d’euros).
  • L’entreprise cherche à se repositionner face à la concurrence accrue des détaillants en ligne et des marques vendant directement aux consommateurs.

Saks Global, enseigne emblématique du luxe américain depuis sa création en 1867 par Andrew Saks, a déposé le bilan en janvier 2026. Cette décision, bien que non initialement prévue, s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire les coûts et à assainir sa dette. L’objectif est de transformer l’entreprise en un acteur plus agile et rentable, capable de rivaliser avec des concurrents tels que Bloomingdale’s et Nordstrom, récemment acquis par Macy’s.

Parmi les magasins concernés par ces fermetures figurent des adresses prestigieuses, comme celui de Copley Place à Boston, qui cessera également ses activités. Ces choix se justifient, selon l’entreprise, par une rentabilité insuffisante et un potentiel de croissance limité sur ces marchés. De plus, quatre des magasins fermés se situent dans des zones déjà desservies par d’autres points de vente Saks Global, une situation résultant de l’acquisition de son rival Neiman Marcus en 2024.

Le PDG de Saks Global, Geoffroy van Raemdonck, a déclaré que ces fermetures permettraient à l’entreprise de réaliser des investissements stratégiques pour stimuler la croissance à long terme.

« Les opportunités sur le marché du luxe restent solides »

Geoffroy van Raemdonck, PDG de Saks Global

L’entreprise a obtenu un financement de 1,75 milliard de dollars (environ 1,5 milliard d’euros) pour mener à bien sa restructuration, dont 1,5 milliard de dollars provient d’un groupe de détenteurs d’obligations garanties de premier rang et 240 millions de dollars d’autres prêteurs. Cette procédure judiciaire vise à permettre à Saks Global de renégocier sa dette avec ses créanciers ou, à défaut, de trouver un nouveau propriétaire.

La pandémie de Covid-19 a exacerbé les difficultés de Saks Global, en accentuant la concurrence des plateformes de vente en ligne et en incitant les marques à privilégier la vente directe aux consommateurs. L’entreprise doit également faire face à des dettes importantes, notamment auprès de marques de luxe comme Chanel (environ 136 millions de dollars) et Kering, propriétaire de Gucci (60 millions de dollars), ainsi que du géant LVMH (26 millions de dollars), comme le révèle Reuters. Au total, Saks Global estime compter entre 10 001 et 25 000 créanciers.

Le dépôt de bilan a également entraîné le remplacement de Richard Baker, l’architecte de la stratégie d’acquisition qui a conduit à l’endettement de Saks Global, par Geoffroy van Raemdonck, ancien PDG de Neiman Marcus. L’avenir de Saks Fifth Avenue, symbole du luxe américain et célèbre pour ses vitrines de Noël, reste incertain.

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