Publié le 2025-10-30 11:52:00. L’espace Schengen adopte un nouveau système d’enregistrement biométrique pour renforcer les contrôles aux frontières, remplaçant la traditionnelle apposition de tampons dans les passeports. Cette mesure vise à mieux identifier les voyageurs entrant et sortant de l’espace Schengen pour des séjours de courte durée.
- Le système d’Entrée/Sortie (EES) de l’UE est déployé dans 29 pays pour améliorer la gestion des flux migratoires et combler les lacunes actuelles en matière de suivi des visiteurs.
- Les voyageurs devront désormais scanner leur passeport, puis se soumettre à une capture faciale et à la prise d’empreintes digitales via de nouveaux appareils aux points de passage.
- Le déploiement aux Pays-Bas s’effectue progressivement jusqu’au 10 avril 2025, avec une montée en charge attendue pour mesurer l’efficacité et identifier d’éventuels problèmes.
Le système d’Entrée/Sortie (EES) est une nouvelle initiative européenne visant à rationaliser et à sécuriser les frontières extérieures de l’espace Schengen. Jusqu’à présent, le suivi précis du nombre de personnes séjournant légalement pour une courte durée (jusqu’à 90 jours) dans l’espace Schengen restait une inconnue pour les autorités. L’EES entend remédier à cette situation en remplaçant le tamponnage manuel des passeports par un enregistrement électronique des données biométriques.
À l’aéroport de Schiphol, des appareils dédiés au système EES seront de plus en plus déployés dans les semaines à venir, selon Elise de Kok, responsable du programme EES à Schiphol. Les voyageurs devront effectuer une série d’étapes : scan de leur passeport, capture de leur image faciale, puis enregistrement de leurs empreintes digitales. Les équipes de Schiphol sont formées et complétées par du personnel nouvellement recruté pour gérer ce nouveau flux opérationnel.
L’introduction de l’EES aux Pays-Bas se fera par étapes, avec une échéance fixée au 10 avril de l’année prochaine. Pour l’heure, le tamponnage manuel des passeports coexiste avec le nouveau dispositif. Rik Rovers, chef de service par intérim au ministère de l’Asile et de la Migration, estime que Schiphol accueille quotidiennement entre 15 000 et 20 000 passagers qui passeront à terme par ce système. Les premiers mois verront un trafic limité à quelques dizaines de personnes par jour afin d’assurer une transition fluide et d’identifier rapidement les dysfonctionnements potentiels, avant une augmentation des volumes dès le mois de décembre.
La Police militaire royale anticipe que les premiers utilisateurs du système pourraient rencontrer des délais d’attente prolongés lors de leur enregistrement. La durée exacte de ces formalités reste cependant difficile à estimer, dépendant de facteurs tels que la densité de passagers et la réactivité individuelle de chacun.
Ce déploiement progressif concerne la majorité des aéroports néerlandais à compter de ce lundi. Des initiatives similaires ont déjà été mises en place récemment dans des ports tels qu’Eemshaven et IJmuiden, ainsi qu’à plusieurs postes-frontières maritimes.