Publié le 2025-10-18 07:39:00. Face à une demande croissante d’étudiants internationaux, le gouvernement de Hong Kong cherche activement à convertir des bâtiments commerciaux et des hôtels en résidences universitaires, proposant 2 600 nouveaux dortoirs. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une politique visant à doubler le quota d’étudiants non locaux dans l’enseignement supérieur.
- Plus de 10 propositions ont été soumises aux autorités éducatives pour transformer des locaux existants en logements étudiants.
- Le programme « Auberge dans la ville », lancé en juillet, suscite un vif intérêt, notamment de la part du secteur privé.
- Le plafond d’admission des étudiants non locaux a été relevé à 50% pour les universités publiques.
La Secrétaire à l’Éducation, Christine Choi Yuk-lin, s’est montrée « encouragée » par la réponse au programme « Auberge dans la ville », lancé en juillet conjointement avec le Bureau de développement. « Nous avons déjà approuvé plusieurs candidatures », a-t-elle précisé samedi. « L’intérêt est considérable, notamment de la part des entreprises privées. C’est un processus bien plus rapide que par le passé, lorsque le logement étudiant était financé par le gouvernement et construit entièrement par les universités. » Plusieurs sites potentiels ont été identifiés dans des quartiers tels que Hung Hom, Kwun Tong, Sham Shui Po, Mong Kok, Wan Chai et Sheung Wan.
Cette augmentation du quota d’étudiants non locaux, annoncée par le chef de l’exécutif John Lee Ka-chiu lors de son discours politique le mois dernier, intervient alors que les huit universités publiques atteignaient une moyenne d’environ 23% d’étudiants internationaux, certaines frôlant la trentaine et se rapprochant dangereusement du précédent seuil de 40%. Christine Choi a souligné que ces étudiants devront être autofinancés et a rappelé aux établissements l’importance d’une mise en œuvre progressive de cette mesure, en tenant compte de leur capacité d’accueil.
