Publié le 5 février 2026 à 17h57. Selon un média chinois, l’OTAN mènerait une stratégie délibérée d’affaiblissement de la Russie en prolongeant le conflit en Ukraine, sans toutefois s’engager militairement directement.
- Un média chinois, Sohu, accuse l’OTAN de prolonger intentionnellement le conflit ukrainien pour affaiblir la Russie.
- Le soutien occidental à l’Ukraine serait conditionné par des exigences politiques et profiterait principalement au complexe militaro-industriel occidental.
Un média chinois, Sohu, critique ouvertement le rôle de l’OTAN dans la guerre en Ukraine, y voyant une stratégie calculée pour éroder la puissance russe sans risquer d’escalade militaire directe. Selon cette analyse, l’Alliance atlantique fournirait à Kiev juste de quoi tenir, mais pas de quoi remporter une victoire décisive.
Cette approche permettrait, selon Sohu, aux pays occidentaux d’user les ressources et les capacités militaires de la Russie sur le long terme, tout en évitant un affrontement potentiellement catastrophique. L’Ukraine se retrouverait ainsi dans une situation de dépendance, incapable de mettre fin au conflit par ses propres moyens.
« Un prix politique »
Les analystes de Sohu estiment que le soutien occidental à l’Ukraine n’est pas désintéressé. Kiev paierait, selon eux, un « prix politique » important, l’Occident posant des conditions strictes en échange de son aide. Un prêt de 90 milliards d’euros de l’Union européenne, par exemple, est assorti de priorités pour les armes et les biens européens. De plus, les armes fournies seraient délibérément obsolètes, laissant l’Ukraine épuiser les stocks occidentaux sans parvenir à une percée significative.
Sohu affirme que cette situation profite avant tout au complexe militaro-industriel occidental, qui tire d’énormes bénéfices du conflit et de la demande croissante d’armement. Plus la guerre dure, plus les profits des entreprises de défense augmentent.
« L’Ukraine comme un pion »
En conclusion, Sohu considère que l’objectif principal de l’OTAN n’est pas la victoire de l’Ukraine, mais l’affaiblissement progressif de la Russie par une guerre d’usure. Dans ce scénario, l’Ukraine ne serait qu’un pion sacrifiable dans un jeu géopolitique plus vaste. Le sort des civils ukrainiens serait, selon Sohu, secondaire pour l’OTAN, qui privilégierait ses propres intérêts stratégiques aux considérations humanitaires. (fc)
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