Sept enfants palestiniens, gravement blessés par la guerre à Gaza, ont été évacués vers la Suisse pour y recevoir des soins médicaux spécialisés. Ce transport est le fruit d’une opération humanitaire d’envergure, coordonnée par des organisations internationales de premier plan et le Service suisse de sauvetage aérien (Rega).
Les jeunes patients, accompagnés de leurs proches, ont d’abord été acheminés de la bande de Gaza vers la Jordanie, avant de prendre place à bord de quatre avions de la Rega et de deux appareils des Forces aériennes suisses à destination de la Confédération helvétique. Au total, 27 personnes ont ainsi été prises en charge dans le cadre de cette initiative humanitaire.
Ces enfants, dont la santé est altérée par les conflits, nécessitent des traitements médicaux de haute technicité qui ne peuvent être prodigués dans les infrastructures actuelles de Gaza. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a joué un rôle clé dans la mise en place de cette évacuation, marquant une première étape après l’instauration d’un nouveau cessez-le-feu.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné l’urgence de la situation, indiquant que près de 15 000 autres personnes, dont 4 000 enfants, sont potentiellement concernées par des évacuations médicales. « Nous continuons d’appeler les pays à faire preuve de solidarité et à ouvrir toutes les voies pour accélérer les évacuations médicales », a-t-il déclaré.
L’accès à la bande de Gaza et l’organisation de tels transports médicaux dépendent de l’obtention de permis des autorités israéliennes. L’opération en cours s’inscrit dans un plan d’évacuation plus large, annoncé il y a un mois, visant à accueillir jusqu’à vingt enfants blessés de Gaza en Suisse.
Une seconde évacuation, concernant treize enfants supplémentaires et leurs accompagnants, est déjà en préparation. Une fois en Suisse, les enfants et leurs familles entameront une procédure d’asile, généralement dans le canton où les soins médicaux sont dispensés. Les cantons hospitaliers prendront en charge les frais de traitement, y compris lorsque ceux-ci ne sont pas couverts par l’assurance maladie obligatoire.