Iona, l’athlète qui prospère sous pression vers Paris
Alors que la médaille d’or se profile à l’horizon pour Iona, classée première de sa catégorie, la jeune sportive aborde la pression avec une sérénité déconcertante. Loin de la redouter, elle la considère comme un catalyseur de performance, un moteur qui la pousse à donner le meilleur d’elle-même lors des compétitions majeures.
« J’aime vraiment ça, la pression », confie-t-elle avec un sourire. « Le fait de rassembler mes émotions fonctionne assez bien pour moi, cela me permet de mieux performer lors des grands événements. Je sais que je peux atteindre un haut niveau, c’est donc agréable de pouvoir le faire. » Cette intensité bien maîtrisée nourrit sa volonté de se dépasser constamment. Iona atteste du pouvoir des défis auto-imposés pour progresser et atteindre ses objectifs, qu’il s’agisse d’atteindre la finale, de décrocher une médaille ou d’établir un nouveau record personnel. « Certains enfants trouvent que l’environnement à très haute pression peut les atteindre, tandis que d’autres, au contraire, aiment évoluer dans ces conditions et peuvent y performer brillamment. » La preuve de cette alchimie est tangible : durant son entraînement paralympique, Iona a battu ses records personnels à maintes reprises dans sa quête de la médaille d’or.
La gestion de cette pression ne s’arrête pas aux terrains de sport. Jongler entre les activités périscolaires et les exigences scolaires représente un défi pour tout jeune. Interrogée sur son équilibre entre l’entraînement, les compétitions internationales et ses études, Iona explique qu’elle s’entraîne généralement après l’école. « Il faut juste trouver le bon équilibre… En général, j’essaie de faire ce que je peux, quand je peux. Parfois, je suis tellement fatiguée qu’on me dit de me reposer, comme : ‘Il te faut une sieste !’ »
Pour encourager d’autres personnes en situation de handicap à s’engager activement dans le sport, le conseil d’Iona est ancré dans une démarche locale : « Si vous avez un handicap, venez jeter un œil à ce que votre club local propose. Si vous voulez le faire, rejoignez-le, et vous pourrez avancer à partir de là. » Elle est convaincue que la natation peut renforcer la force physique des jeunes handicapés et souligne les bénéfices considérables qu’elle en a retirés pour sa santé mentale, particulièrement après la pandémie de Covid-19. « J’étais sur une bonne lancée avant le Covid, et quand il m’a frappée, cela m’a beaucoup affectée, et il a été difficile de remonter la pente… Maintenant, je suis en route pour Paris ! »
Concernant les compétences de vie que le sport inclusif peut apporter, Iona met en avant « le travail d’équipe et simplement le fait d’être entouré d’autres personnes en situation de handicap ». C’est un aspect qu’elle a particulièrement apprécié dans son parcours sportif inclusif, lui permettant de rencontrer d’autres personnes handicapées et de se faire de nouvelles amitiés. Aux Championnats d’Europe de Para Natation à Madère, Iona a savouré la création de liens avec ses coéquipiers. « Il y avait une autre fille avec qui je partageais ma chambre, c’était aussi sa première compétition internationale, donc c’était bien d’avoir quelqu’un d’autre. C’était une équipe assez petite qui se déplaçait, donc l’atmosphère était agréable. »