Le dernier épisode de Starfleet Academy, intitulé « Come, Let’s Away », a relancé un débat de longue date chez les fans de Star Trek : comment expliquer l’impact du cataclysme connu sous le nom de « Burn » sur les Romuliens, alors qu’ils utilisent une technologie de propulsion différente de celle de la Fédération ? L’épisode, centré sur la remise en état d’un ancien vaisseau, l’USS Myazaki, a ravivé les interrogations sur la nature de cette technologie et ses implications.
Le « Burn », survenu dans le 32e siècle, a décimé la Fédération. Cet événement a rendu le dilithium, essentiel au fonctionnement des moteurs à distorsion en empêchant la collision entre matière et antimatière, totalement inerte. Conséquence directe : l’explosion de nombreux vaisseaux spatiaux en raison de brèches de noyau de distorsion instantanées. Face à la raréfaction du dilithium, la Fédération a exploré des alternatives, notamment le moteur Pathway, devenu une option standard.
L’épisode « Come, Let’s Away » révèle que la Fédération travaille également sur un moteur à singularité, une technologie qui avait déjà été introduite dans l’univers Star Trek avec la série The Next Generation. Dans cette série, il était établi que les Romuliens propulsaient leurs vaisseaux grâce à un moteur à singularité quantique, créant en quelque sorte un trou noir artificiel pour voyager plus vite que la lumière. Cependant, les détails de son fonctionnement restaient flous.
Le mystère réside dans le fait que le « Burn » a affecté les Romuliens au même titre que la Fédération et l’Empire Klingon. Or, si leur moteur à singularité ne dépendait pas du dilithium, ils auraient dû être épargnés. Cette contradiction a alimenté de nombreuses théories. Certains suggèrent que les Romuliens utilisent le dilithium d’une manière différente, par exemple pour contenir la singularité. D’autres soulignent que les Romuliens extraient du dilithium, ce qui implique une importance quelconque de cette ressource pour leurs voyages interstellaires.
L’épisode « Come, Let’s Away » a relancé ce débat. Si le moteur à singularité de la Fédération est immunisé contre le « Burn », pourquoi les Romuliens en ont-ils été victimes ? Inversement, si le moteur à singularité romulien est vulnérable, pourquoi la Fédération investirait-elle dans cette technologie ?
À ce stade, aucune réponse n’est apportée, et cela ne semble pas être l’objectif principal de l’épisode. Le moteur à singularité sert davantage de moteur narratif que de nouvelle donnée fondamentale dans l’univers Star Trek. L’épisode Starfleet Academy, salué pour son équilibre entre romance, action et suspense, semble privilégier la narration à la résolution de paradoxes temporels. Il est, selon de nombreux fans, l’un des meilleurs épisodes de la série.