Home Accueil Starmer a qualifié de « John Terry » de la politique alors qu’il se rend au Moyen-Orient pour signer le plan de paix à Gaza – alors que les États-Unis tentent d’apaiser les tensions en affirmant que le Royaume-Uni a aidé à conclure un accord

Starmer a qualifié de « John Terry » de la politique alors qu’il se rend au Moyen-Orient pour signer le plan de paix à Gaza – alors que les États-Unis tentent d’apaiser les tensions en affirmant que le Royaume-Uni a aidé à conclure un accord

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Keir Starmer sous le feu des critiques au Moyen-Orient : accusé d’imiter Trump et de chercher la photo

Alors qu’un accord de paix historique entre Israël et le Hamas entre en vigueur suite à la libération des premiers otages, le leader de l’opposition britannique, Keir Starmer, se retrouve au cœur d’une controverse. Accusé par les conservateurs de rechercher une simple « séance photo » et de s’être approprié le mérite des négociations, Sir Keir a tenté de défendre le rôle du Royaume-Uni dans la médiation, une affirmation déjà vivement contestée par les États-Unis.

La scène se déroule en Égypte, à Charm el-Cheikh, où le Premier ministre doit participer à une cérémonie de signature marquant le début de l’application d’un accord de paix fragile. Cet accord, fruit d’intenses négociations, a permis d’obtenir la libération des sept premiers otages détenus par le Hamas, confiés à la Croix-Rouge ce matin à 6 heures, heure locale. L’accord prévoit également la libération de prisonniers palestiniens en échange.

Une comparaison sportive qui fait des vagues

Les critiques fusent à l’encontre de Keir Starmer. Les conservateurs le comparent à John Terry, ancienne star du football de Chelsea, qui avait posé avec le trophée de la Ligue des Champions sans avoir joué la finale. Cette analogie vise à souligner leur perception : Sir Keir chercherait à s’attribuer le succès d’un processus auquel il n’aurait pas contribué de manière décisive, voire qu’il aurait pu compromettre en reconnaissant l’État de Palestine le mois dernier.

Cette polémique intervient alors que l’envoyé spécial de l’administration Trump au Moyen-Orient, Steve Witkoff, a cherché à apaiser les tensions. Il a salué le « rôle vital » de la Grande-Bretagne, précisant néanmoins sa pensée : « Je tiens à reconnaître la contribution incroyable et les efforts inlassables du conseiller à la sécurité nationale Jonathan Powell ». Cette déclaration intervient après que l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, ait qualifié de « délirante » une précédente affirmation de la Secrétaire à l’Éducation britannique, Bridget Phillipson, qui avait estimé que le Royaume-Uni avait joué un « rôle clé » dans l’obtention du cessez-le-feu.

Trump, acteur majeur et observateur optimiste

Donald Trump, le président américain, est une figure centrale de cet accord. Il participe à la cérémonie de signature à Charm el-Cheikh aux côtés de Keir Starmer, d’autres dirigeants mondiaux, et de négociateurs venus d’Égypte, du Qatar et de Turquie. Ce sommet, co-organisé par le président égyptien Abdel Fattah El-Sisi, vise à consolider le cessez-le-feu en vigueur depuis vendredi dernier.

Avant son arrivée en Égypte, M. Trump s’est rendu en Israël, où il a rencontré des familles d’otages et s’est adressé au Parlement. Il s’est montré confiant quant à la réception de l’accord : « beaucoup en Israël et dans les pays arabes acclamaient cet accord, et tout le monde était étonné et ravi ». S’adressant aux journalistes lors de son vol, il a même déclaré que le conflit était « terminé », ajoutant : « Je pense que les gens en ont assez ». Il a également exprimé son souhait de se rendre un jour à Gaza, déclarant aux journalistes : « J’aimerais au moins y mettre les pieds ».

Keir Starmer : ambition et promesses de reconstruction

Au cours du sommet, Keir Starmer devrait exhorter les participants à poursuivre sur la lancée actuelle pour amorcer la deuxième phase des plans visant à mettre fin au conflit. Il compte faire l’éloge des efforts diplomatiques de M. Trump et des autres négociateurs, et réaffirmer l’engagement du Royaume-Uni à jouer un rôle prépondérant dans la reconstruction de Gaza. Il est attendu qu’il déclare : « Nous sommes déterminés à saisir cette opportunité pour instaurer une paix durable et un avenir stable et sûr pour l’ensemble de la région. Aujourd’hui est la première phase cruciale pour mettre fin à cette guerre et nous devons maintenant mener à bien la deuxième phase, dans son intégralité. Le Royaume-Uni soutiendra la prochaine étape des négociations pour garantir la pleine mise en œuvre du plan de paix, afin que les populations des deux côtés puissent reconstruire leur vie en toute sécurité. »

À cette occasion, Sir Keir annoncera également une aide humanitaire de 20 millions de livres sterling (environ 23 millions d’euros) pour Gaza, dans la perspective d’une conférence de trois jours sur le redressement et la reconstruction de la région que le Royaume-Uni s’apprête à accueillir.

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