Publié le 10 février 2026 à 17h40 (heure de La Mecque). La présence de l’actrice syrienne Sulaf Fawakherji au Festival international du film Fajr à Téhéran et sa participation à un film iranien ont suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux, ravivant les débats sur son soutien au régime syrien.
La participation de Sulaf Fawakherji au 44e Festival international du film Fajr, à Téhéran, a déclenché une onde de critiques sur les réseaux sociaux, notamment de la part d’une partie du public syrien. L’actrice a été aperçue portant le hijab lors d’une projection spéciale du film « Terre des anges », en compagnie de l’équipe. Elle a été officiellement accueillie par le secrétaire du festival et a bénéficié d’une attention médiatique particulière.
Réalisé par Babak Khoja Pacha et produit par Manouchehr Mohammadi, « Terre des anges » est un drame centré sur le parcours d’une femme confrontée à des défis majeurs et cherchant à transformer sa vie. Le film aborde également des thématiques liées à la région, notamment la Palestine et le Liban, sous le slogan promotionnel : « Ce n’est pas notre monde ». Sulaf Fawakherji y interprète le rôle principal, Doha, aux côtés d’un casting d’enfants acteurs de nationalités iranienne, syrienne et libanaise, parmi lesquels Ali Deeb, Fatima Al-Masouma Zuraiq, Ahura Lutfi, Muhammad Asad, Zahraa Fadel, Fatima Marish et Ali Reda Alaw.
L’annonce de la participation de Fawakherji au film a provoqué une vague de critiques, certains commentateurs y voyant un soutien implicite à l’Iran, allié de longue date du régime de Bachar el-Assad. L’actrice a en effet publiquement défendu le président syrien pendant des années, même après sa chute. Les détracteurs estiment que cette participation pourrait être une tentative de rapprochement avec les autorités iraniennes, et l’ont interprétée comme un alignement sur les alliances politiques régionales.
D’autres, en revanche, ont défendu la participation de Fawakherji, la considérant comme une démarche purement artistique et une opportunité d’explorer un nouveau cinéma. Ils soulignent que la collaboration avec le cinéma iranien n’implique pas nécessairement une adhésion à des positions politiques.
Sulaf Fawakherji a un passé de prises de position controversées. Au cours des dernières années, elle a exprimé son soutien au président Bachar el-Assad, malgré les accusations de massacres et de violations des droits de l’homme commis par ses forces contre la population syrienne. Elle a continué à soutenir le régime même après sa chute, le 8 décembre 2024, affirmant qu’il avait apporté une certaine « stabilité » au pays et niant sa responsabilité dans les atrocités, y compris le massacre chimique de la Ghouta et d’autres violations documentées.
L’actrice a commenté sa participation au film en évoquant la réflexion, le travail, l’humanité et son attachement à la vie et à la créativité.