Publié le 10 février 2026 à 17h11. L’extraction de gaz du champ de Warffum, dans la province de Groningue, est à l’arrêt depuis plus de six mois en raison de problèmes techniques, malgré l’autorisation de reprise de production donnée par le gouvernement.
- La Nederlandse Aardolie Maatschappij (NAM), la compagnie gazière, rencontre des difficultés à extraire le gaz en raison de la présence excessive d’eau dans le puits.
- La reprise de l’extraction, initialement prévue après l’expiration du permis en janvier 2025, est compromise par des recours judiciaires.
- Des groupes d’action locaux contestent la prolongation du permis d’extraction, demandant la fermeture définitive du gisement.
Depuis plus de six mois, la NAM peine à relancer la production de gaz sur le site de Warffum, dans la province de Groningue. Un porte-parole de l’entreprise a confirmé que des problèmes techniques sont à l’origine de cet arrêt prolongé, selon des informations rapportées par RTV Nord.
La cause principale de ces difficultés réside dans la présence d’une quantité trop importante d’eau dans le puits de production, rendant l’extraction du gaz complexe. La NAM estime que ce problème pourrait être lié à une période d’inactivité prolongée, un phénomène courant lorsqu’un puits n’est pas exploité pendant une longue durée.
Le puits de Warffum est resté inactif en raison de l’expiration de son permis d’extraction le 1er janvier 2025. La NAM avait sollicité une prolongation de huit ans, une demande soutenue par la ministre sortante du Climat et de la Croissance verte, Hermans. Cependant, la délivrance du nouveau permis a pris du retard.
En mars, la ministre Hermans a finalement autorisé la NAM à reprendre l’extraction de gaz sur les sites de Warffum jusqu’en 2031 et 2032. Cette décision a immédiatement été contestée par l’exécutif provincial de Groningue, l’Association pour les intérêts villageois de Warffum et le mouvement Groninger Soil Movement, qui ont déposé un recours devant le Conseil d’État.
Malgré l’autorisation de reprise, le redémarrage de la production s’avère difficile. « Depuis la décision du Conseil d’État, nous travaillons activement au redémarrage du puits, mais malheureusement, nous n’avons pas encore réussi », a déclaré le porte-parole de la NAM.
Des travaux sont prévus sur le puits en avril, mais le porte-parole souligne que plus l’inactivité se prolonge, plus il sera difficile de le remettre en production, voire même impossible.
Parallèlement, la bataille juridique se poursuit. Plusieurs recours sont actuellement examinés par le Conseil d’État concernant le gisement de gaz de Warffum, notamment des demandes de fermeture définitive et d’arrêt de l’extraction jusqu’à une décision finale.
Les groupes d’action Warffum Alert, le Groninger Soil Movement et Dorpsbelangen Warffum bénéficient du soutien de la province, de la commune de Het Hogeland et du Waterschap Noorderzijlvest.
Une audience est prévue jeudi au Conseil d’État pour examiner la demande d’arrêt des extractions. Erik de Graaf, représentant du groupe d’action Warffum Alert, considère les problèmes techniques rencontrés sur le site comme un signe favorable.
« Nous ne serions pas déçus si de nouvelles extractions de gaz devenaient impossibles. Mais je préférerais une décision claire du Conseil d’État. »
Erik de Graaf, Warffum Alert