Home Accueil supprimer «Jérusalem, capitale de la Palestine» et le terrorisme

supprimer «Jérusalem, capitale de la Palestine» et le terrorisme

0 comments 24 views

Publié le 8 février 2026 12:58:00. Le système éducatif palestinien pourrait subir des changements majeurs d’ici 2027, sous la pression internationale, notamment européenne et américaine, avec une révision des programmes scolaires et une possible modification de la représentation de certains lieux et figures historiques.

  • Des modifications sont envisagées concernant la cartographie, avec la suppression de références à Jérusalem comme capitale de la Palestine et la révision des noms de certaines villes.
  • Des personnalités controversées, impliquées dans des attentats ou des événements historiques contestés, pourraient être retirées des manuels scolaires.
  • L’Autorité palestinienne se défend contre les accusations d’« israélisation » de l’éducation, affirmant que les ajustements visent à améliorer la qualité de l’enseignement conformément aux normes de l’UNESCO.

Des sources palestiniennes révèlent que des changements radicaux sont prévus dans le système éducatif palestinien pour l’année scolaire 2026-2027. Ces modifications, qui incluent la révision des noms de villes, la suppression de références à des figures considérées comme terroristes et la modification des cartes géographiques, interviennent dans un contexte de fortes pressions exercées par l’Europe et les États-Unis sur l’Autorité palestinienne.

L’enjeu principal réside dans l’alignement du système éducatif palestinien sur les normes de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture). Parmi les revendications formulées par les donateurs européens, qui financent directement le système éducatif palestinien, figure la suppression, des manuels scolaires destinés aux élèves de la 1re à la 10e année, des cartes représentant Jérusalem comme capitale de la Palestine. Il est également question de modifier le nom de certaines villes, comme Jaffa, et de remplacer une liste de termes nationaux palestiniens par une formulation plus neutre.

La révision des programmes scolaires pourrait aller encore plus loin, avec la suppression de l’hymne national palestinien et de références à des figures historiques controversées. Parmi celles-ci figure Dalal Mughrabi, impliquée dans un attentat sur la route côtière en 1978 qui a fait 38 morts, dont 13 enfants. Les références au « massacre de Deir Yassin », survenu lors de la guerre d’indépendance d’Israël en 1948, ainsi que la chanson palestinienne « Je me sacrifierai pour toi, ma patrie », sont également sur la liste des contenus envisagés pour être interdits.

Ces changements ont suscité de vives critiques au sein des cercles politiques et universitaires palestiniens. Certains commentateurs mettent en garde contre une « refonte de la conscience de la jeune génération » et dénoncent un projet qui porterait « atteinte à la mémoire collective ». Ils estiment que ces modifications effaceraient la lutte nationale sur des questions fondamentales telles que le statut des prisonniers et le statut de Jérusalem.

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur de Ramallah a démenti ces allégations, qualifiant les informations de « fausses ». Dans un communiqué officiel, le ministère a affirmé que les exemples circulant sur les réseaux sociaux et suscitant l’indignation publique concernaient en réalité des changements effectués par Israël dans les écoles de Jérusalem-Est, dénonçant une « israélisation de l’éducation ».

Le ministère a précisé que les ajustements en cours visent à améliorer la qualité de l’éducation conformément aux normes internationales de l’UNESCO, tout en préservant les valeurs et le récit palestiniens. Une vaste réforme est en cours, incluant le développement professionnel des enseignants, l’expansion des écoles interactives et la réforme des examens d’inscription.

Cependant, des sources officielles palestiniennes ont reconnu, sous couvert d’anonymat, qu’une « réévaluation de certains contenus » est en cours, suite aux demandes européennes de promouvoir les principes de « non-incitation et de non-violence ». Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, également connu sous le nom d’Abou Mazen, a déclaré aux Nations Unies qu’il avait déjà demandé que le processus de mise à jour des programmes soit achevé d’ici deux ans.

En dépit des dénégations, il est probable que le contenu des manuels scolaires soit modifié, afin de ne pas compromettre le financement européen. La forme que prendront ces modifications reste à déterminer, mais il est fort probable qu’elles soient le fruit d’un compromis acceptable pour les pays garants du processus, qui auront une influence sur le récit palestinien transmis à la jeune génération.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.