Home Santé Sur les traces de l’hormone du câlin – des analyses mettent en lumière la vitesse et le mécanisme de libération de l’ocytocine dans le cerveau

Sur les traces de l’hormone du câlin – des analyses mettent en lumière la vitesse et le mécanisme de libération de l’ocytocine dans le cerveau

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Publié le 19 février 2026. Des chercheurs ont mis en évidence un mécanisme subtil de régulation de l’ocytocine, l’hormone souvent surnommée « hormone du câlin », qui pourrait éclairer de nouvelles pistes pour comprendre et traiter certains troubles psychiatriques.

  • L’ocytocine est libérée dans le cerveau par des voies autres que les axones, et cette libération est finement régulée.
  • Des expériences sur des souris montrent que la perturbation de ce mécanisme entraîne des changements subtils dans leur comportement social.
  • Ces découvertes pourraient contribuer à une meilleure compréhension des troubles liés aux interactions sociales.

L’ocytocine, bien connue pour son rôle dans les liens sociaux et l’attachement, est libérée dans le cerveau de manière plus complexe qu’on ne le pensait. Une équipe de l’Université Miguel Hernández d’Elche a révélé que cette hormone n’est pas uniquement sécrétée par les axones, les prolongements des neurones, mais également par d’autres voies. La compréhension de la régulation de ces différentes voies est au cœur de leurs recherches.

« Nous savions que l’ocytocine est libérée dans le cerveau à partir de zones autres que l’axone, mais nous n’avions qu’une compréhension limitée de la manière dont ce processus est régulé », explique Sandra Jurado, collègue d’Aznar-Escolano. « Notre travail se concentre sur la compréhension des mécanismes qui permettent cette libération lente et soutenue, qui prépare probablement le cerveau aux interactions sociales. »

Pour tester l’impact de cette régulation, les chercheurs ont observé le comportement de souris dont ce mécanisme de libération lente de l’ocytocine était perturbé. Les résultats montrent que ces souris ne perdaient pas complètement leur intérêt pour les autres, mais que leurs interactions sociales étaient moins intenses et plus brèves.

« Les effets sont subtils mais très révélateurs », explique Jurado. « Il ne s’agit pas d’une perte totale des capacités sociales, mais plutôt d’un ajustement fin de la qualité des interactions sociales. »

Sandra Jurado, collègue d’Aznar-Escolano

Selon les chercheurs, cette libération plus lente de l’ocytocine permet de maintenir un niveau de base de l’hormone, préparant ainsi le cerveau à réagir de manière appropriée aux signaux sociaux. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour comprendre comment le cerveau traite les informations sociales et pourrait avoir des implications importantes dans le domaine de la psychiatrie.

Ces travaux apportent de nouvelles informations sur la régulation des signaux hormonaux dans le cerveau et pourraient aider à mieux comprendre les troubles psychiatriques. L’ocytocine joue un rôle essentiel dans la communication sociale. (Biologie des communications, 2026 ; DOI: 10.1038/s42003-025-09442-5)

Source : Université Miguel Hernández Elche

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