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Tarifs canadiens ; Emplois aux États-Unis ; EPA ; DHA : NPR

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Publié le 12 février 2026 à 17h04. L’administration Trump voit son programme tarifaire fragilisé par une rare rébellion au sein du parti républicain, tandis que les chiffres de l’emploi aux États-Unis surprennent et que l’avenir de la réglementation environnementale est remis en question.

  • Six républicains ont rejoint les démocrates pour voter contre les tarifs douaniers imposés au Canada, affaiblissant ainsi un outil de pression privilégié par le président Trump.
  • Le marché du travail américain a créé 130 000 emplois en janvier, un chiffre inattendu, mais une révision des données antérieures révèle un bilan annuel plus faible.
  • L’administration Trump s’apprête à révoquer les conclusions du Clean Air Act, ouvrant la voie à un assouplissement de la réglementation sur la pollution climatique.

Une fronde inattendue a éclaté au sein du Congrès américain concernant la politique commerciale de l’administration Trump. Six membres du parti républicain ont voté aux côtés des démocrates pour rejeter des tarifs douaniers imposés au Canada, une décision qui constitue un revers notable pour le président et son approche basée sur la pression économique. Cette opposition interne souligne les tensions croissantes au sein du parti républicain concernant les conséquences économiques de ces mesures protectionnistes.

Selon un nouveau rapport du Congressional Budget Office, ces tarifs douaniers étaient censés réduire les déficits budgétaires de plus de 3 000 milliards de dollars sur une décennie. Cependant, l’étude révèle également que les entreprises répercutent 90 % de ces coûts sur les consommateurs. Les républicains sont de plus en plus confrontés à la pression de leurs électeurs face à la hausse des prix, tandis que le monde des affaires exprime ses craintes quant à l’incertitude économique.

Sur le front économique, les chiffres de l’emploi publiés par le ministère du Travail ont surprété. L’économie américaine a créé 130 000 emplois en janvier, un chiffre plus du double de celui enregistré en novembre et décembre. Cependant, une révision annuelle des données a révélé que l’économie comptait près de 900 000 emplois de moins en mars dernier que ce qui avait été initialement estimé. En moyenne, seulement 15 000 emplois ont été créés par mois en 2025.

Dans le secteur de la santé, le boom des embauches du mois dernier s’est particulièrement fait sentir. Scott Horsley de NPR explique que ce secteur est généralement moins sensible aux fluctuations économiques. Sarah House, économiste chez Wells Fargo, souligne que le nombre d’offres d’emploi diminue et que les demandeurs d’emploi rencontrent toujours des difficultés à retrouver un emploi. Les salaires continuent d’augmenter, mais à un rythme plus lent qu’auparavant. Selon Horsley, les travailleurs ont moins de pouvoir de négociation qu’auparavant.

L’administration Trump a également annoncé son intention de révoquer les conclusions du Clean Air Act datant de 2009, qui constituent le fondement de la réglementation américaine en matière de pollution climatique. L’Environmental Protection Agency (EPA) estime désormais que le Clean Air Act ne lui confère pas l’autorité légale de réglementer les gaz à effet de serre. Cette décision intervient après trois années parmi les plus chaudes jamais enregistrées, suscitant des inquiétudes quant à l’impact sur l’environnement.

Des responsables de haut niveau de trois agences fédérales chargées de l’application de l’immigration doivent témoigner aujourd’hui devant un comité sénatorial, après avoir déjà comparu devant les législateurs de la Chambre. Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) est confronté à un risque de fermeture partielle. Le président du comité, le sénateur Rand Paul (R-Ky.), a convoqué cette audience suite à l’incident impliquant Alex Pretti, 37 ans, abattu par des agents fédéraux à Minneapolis. Paul a déclaré vouloir se concentrer sur l’usage de la force par les agents fédéraux. La plupart des démocrates se montrent réticents à soutenir une nouvelle mesure de financement à court terme du DHS, ce qui pourrait affecter des agences telles que la Transportation Security Administration et la Federal Emergency Management Agency.

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Près d’un million d’emprunteurs n’ont pas remboursé leurs prêts étudiants fédéraux l’année dernière, selon les données fédérales et le dernier rapport sur la dette et le crédit des ménages de la Banque fédérale de réserve de New York. Des millions d’autres sont en retard dans leurs paiements. Les chercheurs de la Fed de New York s’attendent à ce que le nombre d’emprunteurs en défaut continue d’augmenter. Les enjeux sont considérables pour les emprunteurs – et pour l’économie américaine dans son ensemble.

  • Après 270 jours de paiements manqués, un emprunteur est considéré comme en défaut de paiement. Le gouvernement a relancé ce décompte lorsque les remboursements des prêts étudiants ont repris après la pandémie de COVID-19.
  • Pas moins de 9,8 millions d’emprunteurs, dont beaucoup sont à faible revenu, bénéficient de prêts en abstention. Leurs paiements sont suspendus, mais leurs prêts portent toujours des intérêts, ce qui les expose à un risque supplémentaire de défaut de paiement.
  • L’administration Trump a annoncé à la mi-janvier qu’elle retarderait les recouvrements involontaires des emprunteurs en défaut de paiement. Si le ministère de l’Éducation recommence à saisir les salaires et les remboursements d’impôts, les experts prévoient une baisse des dépenses de consommation, des ventes de maisons et des prêts automobiles.
Des milliers d'étudiants et plus de 800 chats cohabitent sur le campus de l'Université américaine de Beyrouth, se croisant souvent, interagissant parfois ensemble, mais surtout respectant les espaces de chacun.

Des milliers d’étudiants et plus de 800 chats cohabitent sur le campus de l’Université américaine de Beyrouth, se croisant souvent, interagissant parfois ensemble, mais surtout respectant les espaces de chacun.

Tamara Saadé pour NPR

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Tamara Saadé pour NPR

À l’Université américaine de Beyrouth, la vie étudiante prend une tournure particulière : le campus abrite une population féline impressionnante, estimée entre 1 200 et 1 600 chats. Cette tradition remonte à la guerre civile libanaise des années 1980, lorsque les animaux cherchaient refuge sur le campus. Aujourd’hui, face à une nouvelle période d’instabilité, avec des combats entre Israël et le Hezbollah, de nombreux habitants abandonnent leurs animaux de compagnie, contribuant à l’augmentation de la population féline sur le campus. La vétérinaire Rana Bou Khalil souligne les défis et les joies de cette cohabitation unique.

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