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Tarzilandia, un patrimoine gastronomique de Caracas qui refuse de mourir

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Publié le 2026-02-13 10:46:00. Tarzilandia, restaurant emblématique de Caracas fondé en 1950, témoigne d’une époque révolue et résiste aux mutations de la capitale vénézuélienne, un lieu chargé d’histoire où se sont croisés personnalités politiques, artistes et familles.

  • Tarzilandia a accueilli des figures aussi diverses que Marcos Pérez Jiménez, Hugo Chávez et Freddy Mercury.
  • Le restaurant conserve une esthétique et une atmosphère uniques, ancrées dans la jungle luxuriante au pied du mont Ávila.
  • Malgré les difficultés économiques et l’exode de sa clientèle, Tarzilandia continue de proposer une cuisine internationale de qualité et un service attentionné.

Au cœur d’Altamira, à Caracas, se niche un lieu hors du temps : Tarzilandia. Fondé en 1950 par le chef allemand Werner Hormann, ce restaurant est bien plus qu’un établissement gastronomique. C’est un véritable témoin de l’histoire de la ville, un espace où se sont tissés des liens sociaux et politiques, et où des générations de familles ont partagé des moments précieux.

Des personnalités influentes ont fréquenté les tables de Tarzilandia, de l’ancien dictateur Marcos Pérez Jiménez au président Hugo Chávez, en passant par le charismatique chanteur de Queen, Freddy Mercury. Selon les témoignages, ce dernier aurait apprécié un cocktail au sein de l’établissement en septembre 1981, en compagnie de son groupe et de musiciens locaux.

Pour de nombreux Vénézuéliens d’aujourd’hui, Tarzilandia évoque des souvenirs d’enfance, de dimanches en famille passés au pied du mont Ávila, dans une atmosphère de prospérité et de sécurité. Le restaurant, niché au milieu d’une végétation luxuriante, offre une immersion sensorielle unique, avec le chant des aras et le parfum du mastranto qui embaument les lieux.

L’architecture de Tarzilandia, respectueuse de l’orographie de la montagne, est restée intacte depuis sa création. Les tables fixes, les reliques exposées et le grill emblématique témoignent d’une élégance qui résiste à l’épreuve du temps. Fernando Araujo, le gérant actuel depuis 1990, dirige une équipe dévouée qui perpétue la tradition d’un service attentif et personnalisé.

La cuisine de Tarzilandia est un mélange de techniques internationales et de saveurs locales. Le menu propose des plats classiques tels que les fonds d’artichauts de Deauville, le mérou fumé, le steak au poivre et une variété de desserts artisanaux, dont les fameuses crêpes suzette flambées devant le client depuis 1950. L’établissement s’approvisionne en ingrédients frais et locaux, et prépare une vingtaine de variétés de desserts sur place.

Aujourd’hui, Tarzilandia est confronté à des défis importants, notamment l’exode de sa clientèle et la concurrence des nouveaux établissements. Selon Fernando Araujo, le restaurant a perdu une partie de sa fréquentation ces dernières années, mais il continue d’attirer des clients fidèles qui cherchent à retrouver les saveurs et l’atmosphère d’une époque révolue.

« Mon étape touche à sa fin », confie Fernando Araujo, tout en exprimant son espoir que les jeunes générations s’approprient ce patrimoine et contribuent à sa préservation.

Tarzilandia est un lieu unique à Caracas, un témoignage de l’histoire et de la culture vénézuélienne. Sa survie est un acte de résistance face à l’oubli et à la mondialisation. Pour en savoir plus, consultez leur page Instagram ou rendez-vous à l’adresse suivante : Caracas, 10e Transversal de Altamira, fin de l’avenue San Juan Bosco.

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