Publié le 13 février 2024 à 15h14. Plus de trente ans après sa mort, la thèse du suicide de Kurt Cobain, leader du groupe Nirvana, est remise en question par une nouvelle enquête indépendante qui évoque un possible assassinat.
- Une équipe d’enquêteurs privés estime que des éléments de l’autopsie et des preuves sur la scène de la mort de Kurt Cobain contredisent la version officielle du suicide.
- Selon cette enquête, Cobain aurait été forcé de prendre une overdose d’héroïne avant de recevoir un coup de feu fatal.
- Les autorités compétentes, l’institut médico-légal et la police de Seattle, maintiennent leur conclusion initiale de suicide et ne prévoient pas de rouvrir l’enquête.
La mort de Kurt Cobain, survenue le 5 avril 1994 à Seattle (États-Unis), avait plongé le monde de la musique dans le deuil. Le chanteur et guitariste, âgé de 27 ans, était le leader emblématique du groupe Nirvana, figure de proue du mouvement grunge des années 1990. Sa disparition avait mis fin à une carrière fulgurante et laissé un vide immense dans le paysage musical.
Selon le Daily Mail, une équipe d’enquêteurs privés, composée notamment de médecins légistes, a réexaminé les rapports d’autopsie et les éléments de l’enquête initiale. Leur conclusion, rapportée par le Daily Mail, est que la mort de Cobain ne correspond pas à un suicide, mais à un homicide. Les enquêteurs pointent du doigt des incohérences dans le rapport officiel, notamment en ce qui concerne les lésions observées lors de l’autopsie.
« Il y a des éléments dans l’autopsie qui vous font dire : ‘Attendez une minute, cette personne n’est pas morte aussi rapidement à cause d’une balle’ »,
Michelle Wilkins, chercheuse impliquée dans l’enquête
Michelle Wilkins souligne que les dommages aux organes observés lors de l’autopsie sont plus compatibles avec une privation d’oxygène, comme celle causée par une surdose, qu’avec une mort instantanée par balle. L’enquête suggère que Cobain aurait été soumis à une forte dose d’héroïne pour le neutraliser, avant qu’un ou plusieurs agresseurs ne lui infligent une blessure par balle mortelle.
Contacté par le Daily Mail, un porte-parole de l’institut médico-légal qui a pratiqué l’autopsie a affirmé que toutes les procédures avaient été respectées pour conclure à un suicide. De même, un représentant du département de police de Seattle a indiqué que le dossier ne serait pas rouvert, estimant que les conclusions initiales restent valables.