Publié le 2024-02-29 10:30:00. Une étude récente met en lumière l’importance de la stimulation intellectuelle tout au long de la vie pour réduire le risque de démence, notamment la maladie d’Alzheimer. La lecture, l’apprentissage des langues et l’écriture apparaissent comme des activités particulièrement bénéfiques.
- La pratique régulière de la lecture, de l’écriture et de l’apprentissage des langues peut diminuer le risque de développer la maladie d’Alzheimer.
- L’âge, les antécédents familiaux et le syndrome de Down sont des facteurs de risque connus pour la démence.
- Adopter un mode de vie sain, incluant une alimentation équilibrée, de l’exercice physique et une vie sociale active, contribue également à la prévention.
La démence, définie par la Real Academia Española (RAE) comme une détérioration progressive des facultés mentales entraînant des troubles du comportement significatifs, affecte principalement la mémoire, la réflexion et les compétences sociales. Bien qu’elle touche généralement les personnes de plus de 65 ans, elle peut également survenir chez des individus plus jeunes.
Une étude menée par Andrea Zammit, du Rush University Medical Center de Chicago, et publiée dans la revue Neurologie, a révélé que la santé cognitive à l’âge adulte est fortement influencée par l’exposition à des environnements intellectuellement stimulants tout au long de la vie. Les chercheurs ont suivi 1 939 participants d’un âge moyen de 80 ans et ont constaté que ceux ayant bénéficié d’un niveau d’enrichissement cognitif plus élevé présentaient un risque de maladie d’Alzheimer inférieur de 21 % par rapport à ceux qui n’en avaient pas bénéficié (34 % respectivement). En d’autres termes, l’engagement dans des activités intellectuelles régulières peut avoir un impact significatif sur la prévention de cette maladie.
Plusieurs facteurs de risque contribuent au développement de la démence, comme le souligne la Mayo Clinic :
- L’âge : le risque de démence augmente avec l’âge, en particulier après 65 ans.
- Syndrome de Down : les personnes atteintes du syndrome de Down présentent souvent une maladie d’Alzheimer précoce.
- Antécédents familiaux : un historique familial de démence augmente la susceptibilité à la maladie.
Cependant, il est possible d’agir pour réduire ce risque. Outre la lecture, l’écriture et l’apprentissage des langues, la Mayo Clinic recommande également :
- Arrêter de fumer.
- Pratiquer une activité physique régulière.
- Entretenir une vie sociale active.
- Adopter une alimentation saine et équilibrée.
- Dormir suffisamment.
- Prendre des vitamines si nécessaire.
- Effectuer des bilans de santé réguliers.
Comme le souligne l’étude, il n’est jamais trop tard pour stimuler son cerveau et adopter des habitudes de vie saines afin de préserver ses fonctions cognitives le plus longtemps possible.