Home Économie Taux en couronnes, Salaire | Revirement pour la couronne : – Cela affecte évidemment le règlement salarial

Taux en couronnes, Salaire | Revirement pour la couronne : – Cela affecte évidemment le règlement salarial

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Publié le 13 février 2026 à 12h17. Le renforcement de la couronne norvégienne pourrait freiner les augmentations salariales prévues pour le printemps, selon des économistes, en réduisant la marge de manœuvre des entreprises.

  • La couronne norvégienne a considérablement gagné du terrain par rapport à l’euro et au dollar depuis le début de l’année.
  • Cette appréciation de la monnaie nationale pourrait inciter les employeurs à modérer leurs propositions salariales lors des négociations à venir.
  • Bien qu’une couronne plus forte puisse limiter les hausses de salaire, elle pourrait également atténuer l’inflation en réduisant le coût des importations.

L’économie norvégienne est confrontée à un nouveau facteur de complexité dans les négociations salariales de printemps : la vigueur inattendue de la couronne. Après une forte dépréciation en 2022 et 2023, la monnaie nationale a rebondi, atteignant des niveaux parmi les plus élevés depuis plusieurs années. Un euro ne coûte plus que 11,29 couronnes norvégiennes (NOK), contre près de 12 NOK en début d’année. Le dollar américain s’échange désormais à 9,53 NOK, contre environ 10 NOK au Nouvel An et 11,50 NOK en janvier 2025.

Selon Harald Magnus Andreassen, économiste en chef chez Sparebank 1 Markets, cette situation aura un impact direct sur les salaires.

« L’augmentation du taux de change de la couronne a un impact sur les salaires, c’est évident. Cela réduit la volonté des entreprises d’aller de l’avant et d’accepter des augmentations de salaires élevées. »

Harald Magnus Andreassen, économiste en chef chez Sparebank 1 Markets

En Norvège, les négociations salariales débutent généralement avec les secteurs industriels, considérés comme le « secteur de façade ». L’objectif est d’établir une croissance salariale compatible avec la compétitivité des entreprises norvégiennes sur les marchés internationaux. Le taux de change de la couronne joue donc un rôle crucial dans ce processus.

Lorsque la couronne est faible, les entreprises norvégiennes bénéficient de revenus plus élevés en couronnes pour leurs exportations libellées en dollars ou en euros, ce qui leur permet d’accorder des augmentations salariales plus importantes. C’est précisément ce qui s’est passé ces dernières années. À l’inverse, une couronne forte réduit les revenus en couronnes pour les mêmes ventes, limitant la capacité des entreprises à augmenter les salaires.

Kjetil Olsen, économiste en chef chez Nordea, estime que les employeurs pourraient utiliser cet argument pour modérer les demandes salariales.

« La couronne légèrement plus forte que nous avons observée depuis 2025 et jusqu’en 2026 sera utilisée par les employeurs. Les salaires doivent être fixés pour préserver la compétitivité d’un secteur compétitif, mais le revers de la médaille est que les salariés doivent avoir leur part du gâteau au fil du temps. »

Kjetil Olsen, économiste en chef chez Nordea

Les chiffres des comptes nationaux pour 2025 montrent que les bénéfices des entreprises ont été élevés ces dernières années, tandis que la part des salaires dans la création de valeur a été inférieure à la normale. Cette situation a créé des attentes pour un règlement salarial plus favorable aux employés cette année. Cependant, la récente appréciation de la couronne pourrait remettre en question ces perspectives.

Andreassen souligne que la détérioration des résultats dans certains secteurs industriels, en raison du renforcement de la couronne, pourrait réduire la nécessité d’augmenter les salaires pour rétablir l’équilibre entre les propriétaires et les employés. Il ajoute que la couronne pourrait continuer à se renforcer, ce qui pourrait encore réduire la pression salariale.

Malgré un impact potentiel sur les augmentations nominales, une couronne plus forte n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour les salariés. Elle contribue à ralentir la croissance des prix des produits importés, ce qui peut améliorer le pouvoir d’achat, même avec une augmentation de salaire plus modérée. Chaque couronne prend ainsi plus de valeur lors des achats en magasin ou à l’étranger.

Par ailleurs, le TBU (Bureau de la statistique de Norvège) prévoit une croissance des prix de 3 % pour 2025. Cependant, Kjersti Haugland, économiste en chef chez DNB Markets, estime que cette estimation pourrait être trop optimiste.

« Avant le choc inflationniste de la semaine dernière, il semblait vraiment que la croissance serait plus faible qu’aujourd’hui. Des informations plus récentes sont arrivées, ce qui a rendu l’estimation plus élevée. »

Kjersti Haugland, économiste en chef chez DNB Markets

Elle craint que la croissance des prix ne soit encore plus élevée et que de nouveaux chiffres, attendus le 11 mars, ne confirment cette tendance.

Pour les salariés, il est donc crucial que les estimations de l’inflation soient précises afin d’éviter que les augmentations salariales ne soient érodées par la hausse des prix. Haugland rappelle que l’objectif des négociations salariales est de permettre aux gens de maintenir leur niveau de vie. La Norges Bank (banque centrale de Norvège) prévoit une croissance des salaires de 4,2 %.

Haugland conclut que le succès des négociations dépendra de la fiabilité des estimations du TBU.

« Vous négociez sur la base du devis, donc le plus important c’est qu’il soit le plus correct possible. »

Kjersti Haugland, économiste en chef chez DNB Markets

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