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Télévision d’information Yonhap

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Publié le 17 février 2026 à 01h19. Face à une recrudescence des arnaques en ligne, notamment les « salles de lecture » d’investissement et les escroqueries sentimentales, la police coréenne réclame une révision de la législation pour permettre un blocage plus rapide des comptes bancaires utilisés par les fraudeurs. Cette demande se heurte à la résistance des autorités financières, qui mettent en avant des contraintes légales et la fiabilité de leurs propres données.

  • La police estime que le système actuel de blocage des paiements est inefficace face aux nouvelles formes de phishing.
  • Les autorités financières se défendent en affirmant que la loi actuelle est suffisante et que les blocages sont déjà correctement appliqués.
  • Des doutes subsistent quant à la fiabilité des statistiques fournies par les autorités financières pour justifier leur position.

Les nouvelles formes d’arnaques en ligne, regroupées sous le terme générique de « fraude financière par télécommunication », se multiplient en Corée du Sud. Si les méthodes varient – des promesses d’investissements alléchantes aux manipulations affectives – le principe reste le même : soutirer de l’argent aux victimes par des moyens frauduleux.

La police nationale coréenne tire la sonnette d’alarme. Selon elle, la législation actuelle ne permet pas de réagir suffisamment vite face à ces nouvelles menaces. Elle demande une révision rapide de la loi afin de pouvoir suspendre immédiatement les comptes bancaires utilisés par les fraudeurs, même après que les dommages ont été constatés.

« Dans le cas de nouveaux types de phishing, le système de suspension des paiements n’est pas bien mis en œuvre dans le secteur financier… »

Yoo Jae-seong, Commissaire général par intérim de l’Agence nationale de la police

Les autorités financières, cependant, ne partagent pas ce constat. Elles craignent que des blocages arbitraires de comptes bancaires, sans l’autorisation des titulaires, n’engagent leur responsabilité financière. Elles affirment également que le système de suspension des paiements fonctionne déjà correctement et qu’une modification de la loi n’est pas nécessaire.

Le point de friction réside dans les données statistiques présentées par les autorités financières pour étayer leurs affirmations. Des incohérences ont été relevées, notamment des écarts importants entre les chiffres de blocage de comptes communiqués par différentes banques – des variations allant jusqu’à un facteur 33. Il est donc difficile de vérifier si les suspensions de paiement sont réellement appliquées dans le cas des nouvelles formes de phishing.

« La réalité est que les cas de dommages se multiplient les uns après les autres sur la ligne de front en raison de la grande différence de positions entre les ministères. L’Agence nationale de la police doit préparer des directives claires, tandis que les autorités financières doivent travailler à l’amélioration du système avec une attitude plus prospective… »

Mo Gyeong-jong, Représentant du Parti démocratique de Corée (Comité d’administration et de sécurité)

Face à cette impasse, le gouvernement envisage une solution provisoire : l’introduction d’un système de suspension temporaire des paiements pour les « fraudes par non-présentation », en attendant une éventuelle révision de la loi sur le remboursement.

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