Les prétendantes de « The Golden Bachelor » passent le test de l’humour et de la critique
La compétition pour le cœur de Gerry Turner, alias « The Golden Bachelor », bat son plein et cette semaine, les prétendantes ont dû faire preuve d’esprit pour prouver leur valeur. Un défi humoristique audacieux, où l’art de la moquerie était mis à l’épreuve, a révélé les personnalités fortes et parfois déconcertantes des femmes de plus de 60 ans venues chercher l’amour.
L’épisode a vu les participantes s’affronter lors d’une soirée déguisée en « roast » (spectacle de stand-up humoristique où l’on se moque gentiment de quelqu’un). L’objectif ? Évaluer la capacité de Gerry à encaisser la critique, une facette de sa personnalité que l’émission semble vouloir explorer en profondeur. Si l’idée d’un tel exercice peut sembler déroutante pour certaines, elle a surtout mis en lumière le décalage entre les attentes et la réalité du jeu télévisé. La rapide succession des éliminations, une par épisode, confirme que le rythme effréné de cette saison ne laisse que peu de place à la contemplation, mais beaucoup à l’émotion brute, ce que le public réclame désormais de la part de Gerry.
Dès le début de la semaine, une dynamique se dessine. Les femmes invitées à ce groupe sont nombreuses, à l’exception notable de Debbie. Cette dernière, déjà émotive, suscite une sympathie immédiate et se profile déjà comme une potentielle candidate pour un hypothétique « Golden Bachelorette », pendant féminin de l’émission. Le défi du jour, conçu avec l’aide du comédien Jared Freid, visait à tester la résilience de Gerry face aux remarques. L’idée d’un « roast » aurait cependant gagné en piquant avec l’intervention d’humoristes spécialisés dans ce format. Certaines participantes, comme Cheryl, découvrent le concept, s’interrogeant sur la frontière entre l’humour et la méchanceté. D’autres, comme Carol, semblent légèrement désorientées, oubliant leurs lunettes et peinant à se repérer dans les décors du plateau, soulignant un besoin criant d’accessoires basiques – comme une réserve de lunettes de lecture, et, pour le futur, de produits d’intimité.
La soirée du « roast » a été riche en moments mémorables. Monica B. a ouvert le bal avec une pique assassine : « Mel est comme une voiture classique, solide, sexy, et on ne dépasse pas les 60 ans. » Cheryl, quant à elle, n’a pas mâché ses mots : « Mel, tu es à deux minutes d’avoir besoin d’une trottinette à l’aéroport. » Terri a tenté une approche originale en introduisant sa marionnette, une stratégie qui n’a pas convaincu. Amy, préférant l’improvisation, a dérivé sur des anecdotes domestiques, déclenchant l’intervention de Jared Freid qui, dans un rôle ambigu, a suggéré à Gerry de ne pas épouser Amy, s’arrogeant une fonction qui ne lui était pas dévolue. Nicolle a fait allusion à un moment intime passé avec Mel, tandis que Carol a ironisé sur ses préférences amoureuses et a failli disparaître dans une bouche d’égout en regagnant sa place. Au terme de cette épreuve, c’est Nicolle qui a remporté le rendez-vous romantique.
Lors de leur dîner en tête-à-tête, Nicolle a mené un interrogatoire serré sur le divorce de Gerry. Si les grandes lignes sont établies – 25 ans de mariage, une rupture unilatérale, et un désir renouvelé de se marier – la profondeur des échanges laisse à désirer. L’absence de questions plus percutantes sur les dynamiques relationnelles et les responsabilités dans la rupture laisse un sentiment d’inachevé. Nicolle, elle-même divorcée deux fois, affiche une volonté claire de trouver un dernier mariage, une perspective qui semble résonner avec Gerry. La complicité naissante, palpable, lui vaut la rose. Gerry, cependant, s’est contenté de répéter une blague déjà faite lors du « roast », soulevant la question de sa mémoire ou de son originalité.
Le lendemain, Debbie, connue pour son statut de « jamais mariée », se prépare avec enthousiasme pour son rendez-vous. Mel, appréciant son esprit d’aventure, l’emmène pour un dîner pas comme les autres, en compagnie du chef Ludo Lefebvre. L’activité du jour ? Préparer une omelette, une entreprise culinaire qui, à leur âge, prend une dimension symbolique. La complicité physique est évidente, ponctuée de touches et de gestes tendres. Debbie, émue par le fait que l’émission lui ait redonné espoir, confie avoir ouvert son cœur. Mel la complimente à plusieurs reprises, et elle reçoit la précieuse rose.
Pendant ce temps, le Bachelor Mansion accueille deux invitées de la première saison, Kathy et Susan, pour une soirée pyjama mémorable. Les jeux, comme « Je n’ai jamais », révèlent des anecdotes croustillantes, Geri avouant un historique libertin. Le conseil des anciennes : oser et embrasser. Cindy, rongée par la jalousie, et Amy, affirmant sa singularité par son goût pour le football et la bière, contrastent avec l’ambiance générale. Le départ des invitées est marqué par la distribution de vibromasseurs, objets dont l’utilité est précisée explicitement par la production, même à une participante comme Peg, visiblement surprise.
La soirée cocktail met l’accent sur les tentatives de séduction. Les femmes se succèdent pour un « smooch » respectueux. Carol, maladroite mais déterminée, peine à trouver ses mots, avant que Gerry ne la ramène à la réalité en lui posant des questions sur le sport. Robin, confiante, opte pour un clin d’œil et un geste théâtral, démontrant un certain « pizzazz ». Cindy, encouragée par Gerry, affiche une résolution audacieuse.
La cérémonie des roses voit quatre femmes quitter l’aventure : Amy, Terri (dont la marionnette pourrait faire une carrière télévisuelle) et les deux Monica. Les roses restantes vont à Cindy, Peg, Roxane, Geri, Cheryl et Robin, la dernière revenant à Carol.
La semaine prochaine promet de nouvelles péripéties avec un rendez-vous à la fête foraine et un shooting photo à la plage, qui promettent de susciter des réactions. La légitimité des intentions de Nicolle sera également remise en question, soulevant une fois de plus la question de la sincérité au sein de l’émission.